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25/09/2007

Les éternels insatisfaits

- Je suis une femme de 40 ans, je suis mariée et j’ai deux enfants très gentils qui travaillent très bien à l’école. Je viens d’acheter une maison – la maison de mes rêves – spacieuse, claire. J’ai un travail qui me satisfait pleinement et qui me procure des revenus très confortables me permettant d’acheter ce dont j’ai envie. Mais je ne suis pas heureuse.
- Je suis une femme de 37 ans, j’ai un compagnon qui fait beaucoup pour moi à la maison. J’ai une grande maison, un travail assez cool accompagné d’un bon salaire. Mes parents sont en bonne santé. Mais j’ai l’impression que je n’aurai jamais droit au bonheur.

- Je suis une femme de presque 40 ans, j’ai un travail mais qui me procure un revenu très modeste. J’ai même été Rmiste quelques temps, ce qui est loin d’être évident au point de vue financier. Il faut savoir se serrer la ceinture. Pourtant, malgré cela, je suis, la plupart du temps, heureuse.

Voilà deux types d’individus que vous connaissez certainement : les éternels insatisfaits et ceux qui apprécient les moindres petits moments de bonheur.
Les éternels insatisfaits ont tout, l’aisance matérielle, une famille adorable, un travail correct mais ils se pensent malheureux. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont. Ils en veulent toujours plus et, généralement, ils ont le chic de se plaindre de leur vie « désastreuse » devant des personnes au chômage, qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui vivent dans des endroits très petits, sans confort, des personnes malades ou vivant seules, etc.

En revanche, les autres, ceux qui sont heureux « malgré tout », ont pris le parti de cesser de se lamenter constamment et de se dire que, malgré les difficultés, les problèmes, il existe des instants qui peuvent les rendre heureux. Ainsi, un rayon de soleil, un oiseau qui chante, un repas bien cuisiné, une promenade en campagne, une discussion entre amis, une réunion familiale, un bon livre, une chanson à la radio, etc. les rend heureux et leur donnent vraiment l’impression que la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout.

C’est précisément ce que les éternels insatisfaits ont dû mal à faire. Pour eux, ils n’ont pas assez, il y a toujours des gens autour d’eux qui ont plus qu’eux. Ils se considèrent d’ailleurs, la plupart du temps, comme des gens pauvres malgré leur situation confortable, comme des gens abandonnés malgré le soutien de leur conjoint et de leur famille. Bref comme des gens a qui il arrive tous les malheurs. Ainsi, ils sont constamment amers, renfrognés, tristes de leur sort pourtant enviable et ne remarquent même pas qu’ils ont tout pour être heureux, que beaucoup aimeraient prendre leur place.
Attention, pour certains éternels insatisfaits, cet état d’esprit pourrait leur être favorable. Il devrait leur permettre d’avancer, d’accomplir de grandes choses. En effet, en en voulant toujours plus, ils devraient se démener pour avoir la vie qu’ils désirent réellement.
Mais, malheureusement, ils ont déjà tout et ils ne sont pas encore contents. Donc, même s’ils ont encore plus, ils continueront à se plaindre, à être insatisfaits de leur sort. D’ailleurs, comme ils n’arrêteront pas d’être malheureux, il leur sera très difficile d’avancer. Ils resteront bloqués par leur mal-être.

Au contraire, ceux qui sont heureux « malgré tout » semblent avoir plus de chance de s’en sortir, de réussir car n’est-il pas plus facile de créer, de construire quelque chose quand on est heureux ? Leur état d’esprit est plus léger, plus ouvert, donc plus conquérant.

De toute façon, ces éternels insatisfaits savent-ils vraiment ce qui les rendrait heureux ? Je ne pense pas. Comme ils voient tout en noir, il n’est même pas certain que si on leur décrochait la lune, ils seraient contents.
Bien entendu, ces personnes ne sont pas à blâmer, car au fond d’elles-mêmes, elles sont vraiment malheureuses et se créent des problèmes là où il n’y en a pas. Pour qu’elles parviennent à s’en sortir, il faudrait que quelqu’un ou quelque chose leur ouvre les yeux. Souhaitons qu’elles comprennent, avant qu’il leur arrive « un vrai malheur », que la vie ce n’est pas toujours en vouloir plus mais c’est apprécier les petits moments de bonheur.
Ce n’est que si elles changent radicalement d’état d’esprit, qu’elles seront heureuses et pourront vivre réellement et oser plus.

Rappelez-vous, le bonheur c’est ici et maintenant !


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