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13/10/2007

Les psy pour les enfants sont à la mode

« Y a-t-il encore des enfants qui n'aient pas vu un psy ? Autrefois tabou, le recours au psy chez les plus jeunes se répand en France. Les consultations publiques sont saturées. Et les praticiens privés, réunis en congrès en ce moment, ne désemplissent pas […]
« La demande est très forte. Si forte qu'il y a aujourd'hui jusqu'à un an d'attente pour une consultation gratuite dans un dispensaire ou à l'hôpital à Paris ! confirme Robert Voyazopoulos, psychologue et organisateur du colloque. Du coup, les cabinets libéraux en ville ne désemplissent pas. Emmener son enfant chez le psy, c'est devenu aussi banal que l'emmener chez le pédiatre. »

Ceci était un extrait de l’article écrit par Florence Deguen, « Au premier souci, les enfants vont chez le psy », paru dans Le Parisien, le 11 octobre 2007.

Faut-il lancer un cri d’alarme ou, au contraire, se réjouir que les parents se préoccupent de leurs enfants ?
Les parents veulent-ils se déresponsabiliser ? Veulent-ils que leurs enfants soient des surdoués, des « super… » dans tout ? Sont-ils dépassés par les nouveaux comportements de leurs enfants ? Bref, sont-il des parents ingrats ?
Ou, au contraire : Ont-ils peur de mal faire avec leurs enfants ? Veulent-ils limiter les conséquences psychologiques d’une séparation, d’un divorce ? Manquent-ils tout simplement de confiance en eux ?

Tout dépend de la raison pour laquelle les parents consultent les psychologues pour leurs enfants.
Si c’est pour des broutilles, de simples pleurs, un comportement qu’ils jugent anormal, de mauvaises notes à l’école, etc., cela paraît exagéré de s’affoler, de courir chez le psy. Peut-être faut-il discuter, dialoguer avec son enfant, petit ou adolescent, avant de penser qu’il se comporte de manière inhabituelle. Certes, il peut avoir des problèmes, vivre un mal-être important mais sachez, en premier lieu, lui en parler, l’entendre, l’écouter. Cela doit constituer un réflexe pour vous.

Bien entendu, quand le malaise est profond, quand vous vous sentez totalement perdu, incapable de vous en sortir seul, l’aide d’une personne extérieure n’est pas à exclure. Mais, essayez, tout au moins, de régler le problème seul.
Voyez d’ailleurs, si le problème ne vient pas justement de vous. N’hésitez pas à vous remettre en cause, à changer votre façon d’éduquer vos enfants. Examinez si vous n’êtes pas trop exigeant avec lui. Avec le culte actuel des performances scolaires, voyez si vous n’exagérez pas en exigeant de votre enfant d’être le premier de la classe, d’avoir tout le temps de meilleures notes. Dites-vous bien que tous les enfants ne sont pas aptes à être les premiers de la classe. Si c’est le cas, aidez votre enfant en le responsabilisant, en le valorisant (malgré tout), en ne le poussant pas sans arrêt, en lui apprenant des méthodes de travail qui peuvent l’aider à mieux faire ses devoirs.
A l’opposé, si vous n’êtes pas trop exigeant, voyez si, au contraire, vous n’êtes pas trop laxiste. Un enfant a besoin de repères pour se construire. Ce n’est pas en lui disant « non ! » de temps en temps et à bon escient, qu’il ne vous aimera plus.

Il est certain que les parents qui vont voir les psy pensent bien faire et il ne faut surtout pas les blâmer. Parfois, cela sera salutaire. Certains redoutent d’ailleurs de reproduire ce qu’ils ont vécu, eux, dans leur enfance. Peut-être que leurs parents ont divorcé, peut-être qu’ils en ont été malheureux sans pouvoir en parler, peut-être qu’ils ont subi une crise de l’adolescence profonde sans que personne ne s’en rende compte, etc. Certains, tellement malheureux, ont tenté de se suicider, sont tombés dans la boulimie, dans l’anorexie, etc.
Pour toutes ces raisons, très légitimes, ils préfèrent confier leurs enfants à des psy s’ils se séparent, s’ils voient le comportement de leur enfant changer quelque peu dans le but que leurs propres enfants ne passent pas ce par quoi ils sont passés.

Mais, l’essentiel est la modération. Evitez de vous déresponsabiliser, de vous tourner sans arrêt vers l’extérieur. Tentez de changez les choses. Essayez surtout de ne pas vous inquiéter pour un oui ou pour un non. Un enfant ne peut avoir une personnalité lisse, uniforme, formatée. Ecoutez-le, dialoguez, entourez-le, donnez-lui beaucoup d’amour et vous verrez que les problèmes seront moindres.


Tous les secrets et les astuces pour détenir les clés afin que votre enfant réussisse et s’épanouisse pleinement, à l’école comme dans la vie sont dans le guide « Coachez Astucieusement Votre Enfant Durant Sa Scolarité ». Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com, à la rubrique « Cadeaux Gratuits ».

Commentaires

Bien sur! Il faut soigner les parents d'abord! Mais je me demande si la société d'aujourd'hui encourage l'Homme à être équilibré et lui en laisse les moyens.
Quand il faut sans arrêt se battre pour survivre, supporter les angoisses du sans - travail et sans argent, ou alors travailler comme un fou et que ça ne suffise jamais...
La société du toujours plus laisse l'homme et la famille sur le carreau. Du temps pour parler, du temps pour communiquer, du temps pour jouer avec ses enfants, du temps pour méditer, du temps pour observer et comprendre, vivre à un rythme humain... cela se perd je pense...

Écrit par : folflo | 13/10/2007

Jeudi entre 11 H et 13 H, émission sur les psy pour enfants sur Parenthèseradio. Emission Baby Boom.
Votre blog m'a interpellé. Voulez vous défendre votre opnion à l'antenne.
contactez moi par e mail
ou inscrivez vous sur notre site www.parentheseradio.fr
Rubrique 2missions. Baby Boom. Gaêlle renard
Vous pouvez aussi nous écouter sur ce site en cliquant sur "écouter le direct".

Merci

Écrit par : Renard | 17/10/2007

Bonjour
pour recevoir à mon cabinet de psychologue et dans les écoles où j'exerce nombre d'enfants et de famille, je peux vous dire qu'en effet, ce qu'il faut le plus souvent "travailler", c'est l'angoisse des parents, face aux pressions sociales et/ou familiales du "tout-performant", face à leurs manques de repères aussi.

Je suis sans doute l'une des peu nombreuses psychologues à penser que toute souffrance n'est pas à traiter, particulièrement chez les enfants qui interagissent toujours en fonction de ce qu'ils reçoivent , de leurs parents et de l'école.

Ainsi, je travaille très souvent avec les parents ET l'enfant ensemble, dans le but de tenter de comprendre ce qui fait symptôme chez l'enfant et angoisse chez les parents. Pour ce faire, je reconvoque toujours l'histoire personnelle de chacun des parents et cette exploration nous enseigne toujours beaucoup sur les craintes actuelles par rapport à cet enfant-là et parfois pas aux autres.
Il me semble que c'est au professionnel de savoir entendre et comprendre ce qui fait souffrance, si c'est l'enfant ou les parents, ou la mère.
Bien souvent, je dirais que les parents manquent de confiance en eux, comme s'ils savaient qu'il faut respecter l'enfant mais n'avaient pas les outils pour le faire tout en s'imposant eux-mêmes comme parents, repères indispensables pour aider l'enfant à grandir.
C'est une très bonne chose qu'aujourd'hui on soit attentif à l'équilibre et au bien-être des enfants, et consulter peut leur éviter de développer des symptômes plus tard; il est surtout primordial d'identifier le questionnement des parents et de détecter la souffrance ou non de l'enfant.

Écrit par : edwige EGGER-HAVET | 21/10/2007

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