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24/05/2008

L’huile de Marula, un nouvel El Dorado ?

Le Marula est un arbre sauvage d’Afrique méridionale qui donne des amandes de couleur orange. Ces fruits sont très appréciés des éléphants (on surnomme même le Marula l’« Arbre à éléphants ») et des Africains qui utilisent la totalité du fruit : écorce, fruit, jus à des fins médicinales. Les graines du Marula sont également riches en huile par pression à froid.

Depuis quelques années, les Occidentaux s’y sont fortement intéressés et font appel à des producteurs locaux en Namibie pour leur fournir les fruits qui sont transformés ensuite en une huile végétale naturelle dont les propriétés semblent très nombreuses.

Elle renferme 4 fois plus de vitamine C que l’orange. Elle contient des antioxydants, des minéraux, des acides gras essentiels.
Elle est donc très appréciée des fabricants de cosmétiques en raison de ses propriétés très hydratantes et de ses effets cicatrisants. Elle nourrie la peau et les cheveux, même ceux des bébés.
Elle peut être également consommée car elle possède une grande valeur nutritionnelle.

Les producteurs de cosmétiques bio ou naturels occidentaux ont, bien entendu, flairé la manne que pouvait leur apporter le Marula. A priori, ils semblent faire preuve d’un humanisme, d’un paternalisme certain en demandant aux Namibiennes de cueillir et de décortiquer les amandes du Marula et de les leur vendre.
Cela leur fournit un revenu qui leur permet de faire vivre leur famille. Mais, derrière tout ceci, ne se cache-t-il pas une volonté d’exploiter ces femmes qui sont prêtes à tout pour pouvoir gagner un peu d’argent ? Hé oui, ce qu’elles gagnent c’est bien peu par rapport au prix que coûtent l’huile de Marula en Occident et les cosmétiques de grandes marques (qui surfent sur le bio) qui en contiennent.
Cet arbre ne poussant qu’à l’état sauvage, il ne peut pas être cultivé. C’est pour cette raison que les produits qui en découlent sont rares et chers.

En 2004, cela semblait être un moyen de s’en sortir pour les Namibiennes :

« Grâce à la formation, le projet a renforcé les compétences des femmes locales dans la récolte et le traitement des fruits. "Avant, nous les mangions seulement frais et jetions les pépins", se rappelle Dorothée Manyemo-Maluta, chef d'un groupe de femmes à Kasheshe, près de Katima, dans la région de Caprivi. "Maintenant, grâce à la formation que j'ai reçue et au voyage d'étude que j'ai fait l'an dernier au Malawi où d'autres femmes m'ont enseigné, je peux faire du jus, de la confiture ou des boissons avec le marula", dit-elle. "Je peux même faire un gateau d'eembe et de marula pour mes enfants." » (Extrait du blog Actu’Nature, archive du 1 juillet 2004 : « Namibie: la culture d'arbres indigènes porte ses fruits »)


En fait, l’huile de Marula est un produit très intéressant, aux propriétés réelles et prouvées, mais son mode de production semble poser quelques problèmes pour les populations locales africaines, qui sont exploitées par les grands groupes de cosmétiques qui leur en demandent de plus en plus. Mais, ces femmes sont tellement pauvres qu’elles préfèrent gagner un peu d’argent plutôt que de dénoncer leurs conditions de « travail ».


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