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05/01/2009

Etes-vous slow-food ou fast-food ?

Tout le monde connaît les fast-food, ces endroits où vous allez pour manger rapidement. Il vous suffit d’y entrer, de commander et d’aller vous asseoir pour manger votre hamburger et vos frites. Si vous ne devez pas faire la queue, manger ne vous prendra que 10 minutes ! C’est bien pour les gens pressés. Mais, les principaux inconvénients de ce genre de lieux, ce sont les repas pas très équilibrés que l’on y mange et justement le fait que vous mangez en vous pressant, sans prendre le temps de vous poser.

Or, pour moi, comme pour beaucoup d’autres, je l’espère, le repas est un moment important et une façon de se retrouver en couple ou en famille. Je pense d’ailleurs que vous avez déjà remarqué, au fil de mes articles et de mes livres, que j’accordais une grande importance à la nourriture et à la cuisine. Je ne m’imagine pas manger constamment sur le pouce, ne prenant même pas la peine de m’asseoir. Pour moi, le déjeuner ou le dîner sont un peu des sortes de rituels qui nécessitent de prendre du temps.
Comme vous pouvez le constater, je serai plutôt une adepte du slow-food. Ce terme, je ne l’ai pas inventé. Il a été créé justement pour faire une opposition au fast-food. Pour ceux qui ne connaissent pas, « slow » signifie « doucement ».

Le slow-food est devenu un concept à la mode. Il a été crée par l’Italien Carlo Petrini en 1986. Peu à peu, il s’est développé dans le monde entier et le mouvement slow-food s’est rapidement internationalisé. Il compte à ce jour plus de 82000 adhérents. Son symbole est, fort judicieusement, l’escargot. Selon l’Association Slow-food France, le slow-food « s’oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ». Il préconise la consommation des produits locaux (en les classant dans une base de données de produits locaux de qualité), la simplicité et la redécouverte du goût des aliments. Il encourage les agriculteurs à produire des aliments (végétaux et animaux) de bonne qualité, en préservant au maximum l’environnement (il rejette la culture intensive et nocive) et en respectant la biodiversité (des prix sont décernés chaque année pour récompenser dans le monde ceux qui œuvre dans ce sens). S’y ajoute, bien entendu, le désir de faire redécouvrir le plaisir de manger, de retrouver la convivialité des bons repas. C’est une combinaison assez intéressante et qui ne peut que séduire un grand nombre d’individus.

Le Mouvement Slow-food organise régulièrement des événements, des manifestations, des dégustations mettant en avant la gastronomie, les produits locaux. Se sont également ouverts des restaurants slow-food un peu partout dans le monde et en France. Une université des sciences de la gastronomie a même été créée, en 2004, en Italie pour former de futurs spécialistes du goût et de la biodiversité.

Je sais que certaines personnes, notamment les jeunes (que je ne mets pas tous dans le même sac), sont réfractaires à ce genre de discours et préfèrent continuer à aller au fast-food ou au kebab. Mais, comme pour tout, c’est une question d’éducation. A partir du moment où les enfants (même certains adultes) apprendront à retrouver le goût des aliments, de bons aliments sains et équilibrés, ils se dirigeront inévitablement vers le slow-food car ils prendront réellement du plaisir à manger.

Je suis allée voir récemment le film « Nos enfants nous accuseront » et, à travers l’exemple de la cantine bio ouverte dans la commune de Barjac, prise en exemple, on peut voir que les enfants, d’abord réticents à manger certains légumes et fruits, finissent par les apprécier. Il faut dire que leur qualité était excellente, que le cuisinier prenait soin de les cuisiner en les rendant « attirants ».

Aujourd’hui, le slow-food est devenu un véritable business. Beaucoup de restaurants se revendiquent de ce mouvement. Espérons qu’ils le font parce qu’ils sont convaincus qu’ils peuvent être utiles à la gastronomie et qu’ils ont envie de protéger l’environnement et la biodiversité et non pour être simplement à la mode. Là, je joue les mauvaises langues.

En tout cas, je suis tout à fait d’accord avec la philosophie slow-food. Je la pratiquais déjà avant de la connaître. Prenez le temps de manger, de bien manger et vous vivrez un des grands bonheurs et des grands plaisirs de la vie qui à l’extrême avantage de se pratiquer tous les jours et même plusieurs fois par jour.


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Commentaires

C'est tout à fait exact , c'est bien l’Italien Carlo Petrini
qui révéla le slow-food à la face du monde en 1986...
Tout comme c'est Guido di Pietro qui cuisina les premiers
raviolis dans le couvent de San Marco en 1429..
Bonne année ...qu'elle soit fort calme ..
Et bon appétit !!

Écrit par : Zorg | 05/01/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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