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24/09/2011

La lutte biologique plus efficace que la lutte chimique

Voici un extrait du livre de Rachel Carson « Printemps silencieux » :

 

« Les insectes possèdent de nombreux ennemis naturels, au premier rang desquels figurent leurs congénères.

C’est Erasmus Darwin (le grand-père de Charles) qui, le premier, vers 1800, a eu l’idée de faire périr un insecte en encourageant ses ennemis.

[…]

Les premières utilisations de méthodes biologiques aux Etats-Unis remontent à 1888, époque à laquelle Albert Koebele, l’un des pionniers de l’armée toujours croissante des entomologistes explorateurs, s’est rendu en Australie pour rechercher les ennemis naturels de l’insecte qui menaçait l’industrie des agrumes en Californie. Nous avons déjà mentionné le brillant succès de cette mission, qui a conduit à rechercher dans le monde entier les ennemis naturels d’autres insectes entrés sans invitation aux Etats-Unis.

[…]

Partout, la méthode biologique a montré sa supériorité sur les offensives chimiques : elle est meilleur marché, ses effets sont durables, et elle ne laisse pas de résidus toxiques. Malgré cela, on ne s’y intéresse pas assez ; la Californie est pratiquement le seul Etat à avoir organisé la lutte biologique ; de nombreuses provinces n’emploient pas un seul entomologiste à plein temps pour défricher ce domaine. Il s’ensuit que le travail n’est pas toujours mené avec le sérieux scientifique désirable ; par exemple, l’étude très instructive des conséquences de l’emploi de la méthode biologique sur les populations de prédateurs a rarement été menée jusqu’à son terme, et les lâchers n’ont pas toujours été calculés avec la précision nécessaire au succès.

Prédateurs et proies ne sont pas seuls au monde ; ils font partie d’une trame de vie dont tous les fils doivent être pris en considération. C’est pourquoi les méthodes biologiques présentent peut-être un plus grand intérêt dans les forêts que dans les champs où l’agriculture moderne revêt un aspect très artificiel, fort éloigné de ce qu’avait conçu la nature.

Pour les forestiers des Etats-Unis, la méthode biologique paraît se réduire à l’introduction d’insectes parasites et prédateurs. Les Canadiens ont des vues plus larges, et certains Européens, montrant plus de clairvoyance encore, ont développé la science de l’hygiène forestière à un point étonnant. Les forestiers d’Europe considèrent que les oiseaux, les fourmis, les araignées et les bactéries de l’humus font partie de la forêt au même titre que les arbres, et possèdent un rôle protecteur qu’il faut les aider à jouer. Le repeuplement en oiseaux est l’une des premières mesures à prendre. Les méthodes modernes d’exploitation des forêts ont fait disparaître les vieux arbres creux – et donc les maisons des piverts et de toutes les espèces qui nichent dans ces cavités végétales ; nous devons y remédier en installant dans les arbres des boîtes susceptibles de servir de nids. D’autres boîtes étudiées pour abriter les hiboux et les chauves-souris sont également nécessaires, pour que les destructions d’insectes opérées en plein jour par les petits oiseaux se poursuivent la nuit. »

20/09/2011

TRY ou comment protéger la biodiversité

Aujourd’hui, je vais vous parler de TRY, qui est la plus grande base de données du monde sur les caractéristiques ou les traits fonctionnels des plantes.

TRY a demandé 4 ans de travail. Il est le résultat de la compilation de 93 bases de données, comprenant 3 millions de données concernant 69 000 des 300 000 espèces de plantes existantes.

TRY est le fruit d’une collaboration internationale entre 106 laboratoires de recherche, dont le CNRS français.

TRY classe les plantes en 52 groupes

Dorénavant, les traits fonctionnels des plantes sont classés en 52 groupes.

Sont pris en compte : la hauteur et la longévité de la plante, la taille de la graine, le contenu en azote de la feuille ou la porosité du bois.

TRY donne une autre vision des plantes

Pour protéger la biodiversité, il faut connaître plus précisément les plantes.

Jusqu’à maintenant, les plantes étaient classées en grands types, comme par exemple, les arbres à feuilles caduques et les arbres à feuilles persistantes. Mais, les chercheurs se sont rendu compte que ce classement n’était pas assez précis. Au sein de chaque type, les caractéristiques des plantes varient considérablement, en fonction du terrain ou du climat.

Selon le milieu où elles poussent, elles mettent en œuvre des moyens différents pour atteindre la lumière, l’eau et les éléments nutritifs du sol. Elles devront, par exemple, grandir davantage si elles poussent en forêts tropicales ou avoir de plus grandes racines si elles poussent dans un sol pauvre.

Et, si elles viennent à disparaître, cela aura une influence sur la chaîne alimentaire. Les animaux ne pourront plus s’en nourrir.

Et, si elles viennent à se raréfier, l’environnement et le climat seront perturbés. Les échanges entre le sol et l’atmosphère effectués par les plantes, seront troublés.

TRY révolutionne la biodiversité mondiale

TRY sert surtout à connaître et à protéger la biodiversité.

TRY permet :

- de déterminer l’influence des végétaux sur les cycles de l’eau et du carbone

- d’avoir une vue plus précise et plus réelle de la biodiversité mondiale

- de connaître l’influence des plantes sur l’écosystème

TRY permettra :

- de se rendre compte des changements climatiques. En fonction des changements des traits fonctionnels des plantes, on verra si le climat est en train de changer

- de protéger la biodiversité mondiale, nécessaire à la préservation de l’espèce animale

- d’agir pour faire en sorte de protéger plus efficacement la Planète.

TRY n’en est qu’à ses débuts. Il risque de bouleverser complètement notre vision de la Terre et de la biodiversité dans les années à venir, d’autant plus qu’il ne cessera de grandir par l’apport de nouvelles données.

 

 

Vous vous intéressez au jardinage, à l'écologie et à la nature ? Alors n'hésitez pas à visiter le site Ecolo-bio-nature http://www.ecolo-bio-nature.com

31/08/2011

Réapprendre à prendre son temps dans les entreprises

Aujourd'hui, tout va très vite. Mais l'humain a besoin de prendre son temps pour aller mieux.

Il est donc temps de réapprendre à prendre son temps

23/08/2011

La maison autonome

La maison autonome des Baronnet :


Patrick Baronnet par ja-free

09/08/2011

Méthode d'agriculture sauvage

Voici un extrait du livre de Masanobu Fukuoka, « La révolution d’un seul brin de paille » :

 

Masanobu Fukuoka est un microbiologiste qui depuis plus de 35 ans pratique et développe sa méthode d’agriculture sauvage. Il enseigne sa technique dans sa ferme de la baie de Matsuvama et partage ses expériences lors de ses conférences et dans de nombreux livres et articles. C’est aussi un « grand sage ».

 

« Ces dernières années le nombre de gens intéressés par l’agriculture sauvage a considérablement augmenté. Il semble que la limite du développement scientifique a été atteinte, on commence à avoir des inquiétudes, et le moment est venu d’un réexamen. Ce qui était perçu comme primitif et rétrograde est considéré maintenant subitement comme bien en avance sur la science moderne. Ceci peut sembler à priori étrange, mais je ne le trouve pas du tout étrange.

J’en ai récemment discuté avec le Professeur Iinuma de l’Université de Kyoto. Il y a mille ans, au Japon, on pratiquait l’agriculture sans labourer, et la culture de la terre sur une faible profondeur n’a pas été introduite avant l’ère Tokugawa il y a 300 à 400 ans. Le labour profond a été introduit au japon avec l’agriculture occidentale. Je disais que pour faire face aux problèmes futurs, la nouvelle génération reviendrait à cette méthode traditionnelle consistant à ne pas cultiver.

Faire pousser des céréales dans un champ non labouré peut sembler à priori une régression vers l’agriculture primitive, mais avec les années, cette méthode s’est révélée dans les laboratoires universitaires et les centres d’essai agricoles du pays, la méthode la plus simple, la plus efficace et la plus moderne de toutes. Tout en désavouant la science moderne cette manière de travailler la terre se place maintenant au tout premier plan du développement de l’agriculture moderne. »

 

N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com

 
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