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12/08/2007

L'amour mis en pratique

Voici un texte d'Orison Swett Marden, à méditer...

"Un jour qu’il faisait froid, et qu’un vent perçant soufflait, une pauvre vieille femme en haillons, usée par le travail et courbée sous la charge d’un fagot de bois lié sur son dos, traversait une rue, lorsqu’elle vit le vent enlever le chapeau d’un pauvre joueur d’orgue aveugle, et le jeter dans la rigole.

Beaucoup de personnes bien habillés qui circulaient dans la même rue virent le chapeau s’envoler, mais passèrent outre en se contentant de serrer plus étroitement leurs fourrures autour de leur corps. La vieille femme s’arrêta.

De ses doigts tremblants, elle dénoua la corde qui retenait son fardeau, le posa sur le sol, alla chercher le chapeau et le replaça sur la tête de l’aveugle en lui disant :
– “Le temps est bien vilain, aujourd’hui. Avez-vous pu gagner quelque chose ?”
– “Pas beaucoup, il fait trop mauvais temps,” fut la réponse.

Regardant dans la sébile qui contenait les sous reçus, la femme vit qu’elle était presque vide. Elle mit la main à sa poche, prit une des rares pièces qu’elle contenait, la jeta dans la sébile en disant : “Bonne chance !” Puis, rajustant son fardeau sur son dos, elle partit comme le Bon Samaritain.

Voilà l’amour mis en pratique.
L’amour n’est jamais trop chargé pour ne pouvoir aider, jamais trop pauvre pour ne pouvoir donner, jamais trop occupé pour n’avoir pas le temps d’être bon et secourable."


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02/08/2007

Rendez-vous manqué

Quand j’étais jeune, ma grand-mère m’a racontée l’histoire de sa voisine, Adélaïde.
Adélaïde avait 78 ans à l’époque. Elle vivait seule. Elle n’avait pas eu d’enfants.
Elle ne vivait pas recluse, loin de là. Elle avait travaillé à l’usine de textile, elle s’y était fait de nombreux amis. Elle aimait parler et rire.
Mais elle ne s’était jamais mariée. Et, très souvent, quand elle se trouvait en comité, dans des réunions amicales, d’un coup elle avait le regard fixe, presque les larmes aux yeux et partait dans ses pensées. Son visage s’assombrissait sans que personne ne sache pourquoi.

Un jour, ma grand-mère, qui était curieuse de nature, alors qu’elle se trouvait seule avec Adélaïde, lui demanda pourquoi, par moment, elle semblait ailleurs. Au début, elle n’a pas voulu répondre, prétextant que ce n’était pas grave, que cela passait.
Mais, ma grand-mère a insisté et a fini par connaître la vérité.

En fait, Adélaïde, dans sa jeunesse, avait fait la connaissance d’un jeune homme dans l’usine où elle travaillait. Ils se côtoyaient tous les jours mais comme elle était très timide à l’époque, elle n’avait pas osé lui parler.
Pourtant, elle pensait continuellement à lui, elle rêvait de lui, elle s’imaginait se marier et avoir des enfants avec lui. Bref, elle l’aimait passionnément.
Le temps passait et la situation n’évoluait pas : Adélaïde avait ce jeune homme dans son cœur mais elle n’osait pas l’aborder.

Et, un jour, une de ses collègues lui apprit que ce jeune homme allait quitter l’usine, parce qu’il allait se marier !
Depuis ce fameux jour qui provoqua en elle un véritable cataclysme, Adélaïde n’a cessé de penser à lui, n’a pas pu aller à la rencontre d’un autre jeune homme. Tous ne lui paraissaient pas à la hauteur.
Ma grand-mère lui rétorqua : « Mais tu ne lui as jamais adressé la parole. Pourquoi avoir ainsi renoncé aux autres hommes ? » Adélaïde lui répondit : « Je n’aurai jamais pu être infidèle à mon premier grand amour. »

Ainsi, malgré son côté jovial, convivial, Adélaïde avait au fond d’elle une cassure, une blessure, une cicatrice qui ne s’est jamais refermée. Tout cela parce qu’elle n’a pas osé aborder son « coup de cœur ». Trop timide, elle est restée paralysée. Elle n’a pas su saisir sa chance au bon moment. Ses rêves lui suffisaient peut-être au départ, mais elle aurait dû se lancer.

A 78 ans, Adélaïde n’avait pas changé. Elle n’arrivait toujours pas à ouvrir son cœur, à dévoiler ses sentiments. Elle continuait à garder pour elle, au plus profond d’elle-même, une tristesse intérieure. Malgré les apparences, elle était profondément attristée, sans que personne n’ait pu le soupçonner avant que ma grand-mère sente son mal-être.

Bien sûr, personne ne saura jamais si ce couple aurait été heureux. En tout cas, on peut être certain qu’un petit moment de bonheur, même très court, vaut mieux que tout une vie de tristesse, de mélancolie.


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24/07/2007

Histoire de bonté au quotidien

Voici une nouvelle histoire d'Orison Swett Marden sur la bonté au quotidien :


"J’ai lu l’histoire d’une de ces âmes, celle d’un pauvre homme qui rêva une nuit qu’il était au Paradis, et qui fut si surpris de s’y trouver, qu’il s’en excusa beaucoup. Il disait qu’il n’était pas à sa place, qu’il n’avait rien à faire là, parce qu’il n’avait rien accompli dans sa vie qui ait pu l’amener dans ce lieu, et qu’il était présomptueux de sa part, même de regarder les portes du Paradis.

Il ajouta, qu’il était incapable de faire quoi que ce soit pouvant lui attirer une semblable faveur, qu’il était un pauvre homme, un ouvrier ne tenant aucun rang dans la société.

Il avait essayé de vivre honnêtement, disait-il, de faire son travail consciencieusement, d’élever ses enfants aussi bien que possible, mais il n’avait aucun droit à entrer dans le Paradis, et il ne pouvait comprendre comment il avait pu s’y introduire.

Mais l’ange qui se tenait à la porte lui répondit : “Mon ami, ne vous dépréciez pas vous-même. Ne vous souvenez-vous pas comment vous avez conservé une demeure à une pauvre femme, alors que toutes vos économies y ont passé ? Ni comment vous avez recueilli un pauvre orphelin, quand votre gain vous permettait tout juste d’élever vos propres enfants ? Ni comment vous accueilliez les pauvres, même avant que vous ayez une maison à vous, en sacrifiant continuellement votre confort, pour subvenir aux besoins des autres ? ”

“Ces actes, et beaucoup d’autres encore, ajouta l’ange, voilà ce qui vous a amené ici ; vous y êtes à votre place.”

“Mais, protesta le pauvre homme tout confus, je n’ai point fondé de collèges, ni d’hôpitaux ; je n’ai point donné d’argent à des institutions charitables, comme M. Blank, mon patron l’a fait.”

“Ah ! répliqua l’ange, ce ne sont pas ce que les riches donnent de leur superflu qui accorde l’entrée de ce lieu ; ce sont les petits actes de bonté et d’amour, le service du prochain accompli dans les circonstances ordinaires de la vie ; c’est l’amour qui se donne, l’esprit de dévouement, qui ouvrant les portes du Paradis aux mortels.”



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17/07/2007

Une histoire de vengeance

Voici une histoire racontée par Orison Swett Marden sur la vengeance et ses méfaits :



"On raconte l’histoire d’un homme qui, très pauvre au début de sa carrière, avait réussi ensuite à accumuler une fortune. Il se fit construire une magnifique maison, puis, comme il désirait ennuyer un voisin avec lequel il s’était querellé, il fit élever du côté de la maison de ce voisin une palissade si haute qu’elle enlevait toute la lumière et tout le soleil de la maison du pauvre homme.
Elle le privait aussi de la fraîche brise d’été, de la chaleur du soleil en hiver, et rendait sa demeure tout à fait inconfortable et insalubre. Et le pire, c’est qu’une sœur, malade de la tuberculose, et qui aurait eu grand besoin de soleil habitait cette maison avec son frère. L’homme riche le savait, mais possédé du désir de se venger, il ne s’occupait pas de ceux qui pouvaient en souffrir.

Il n’avait pas parlé à son voisin depuis plusieurs années, lorsqu’un jour, il vit un corbillard devant sa porte. Instantanément la lumière se fit dans son esprit ; il comprit que la sœur malade était morte, et il fut torturé à la pensée qu’en la privant de soleil et d’air, il avait peut-être hâté sa fin.
Il essaya par tous les moyens possibles de se débarrasser de cette idée, en se disant : “Je suis fou, je n’y suis pour rien. Cet homme n’avait qu’à loger la malade dans un autre quartier de la ville. Je ne suis pas responsable de sa mort.”

Mais cette pensée ne voulait pas le quitter, et il résolut d’aller trouver ce voisin, contre lequel il avait nourri pendant si longtemps des sentiments de haine, et de lui offrir, s’il le désirait, de démolir la palissade. Mais chaque fois qu’il décidait d’y aller, quelque chose en lui, qu’il ne pouvait dominer, l’en empêchait, jusqu’à ce qu’un jour le voisin disparut.
Ne le voyant plus sortir de sa maison, il s’enquit de ce qu’il était devenu, et apprit que le pauvre homme était très malade et qu’il ne vivrait probablement plus bien longtemps. Ceci accrut sa torture, ses regrets, car il craignait que, comme pour la sœur, sa palissade n’ait quelque rapport avec cette maladie.

Il résolut de nouveau d’aller voir son voisin, de lui demander pardon, et d’enlever la palissade. Il alla même jusqu’à sa porte, mais il n’eut pas le courage d’entrer dans la maison. Il craignait d’être honteusement éconduit, et il ajourna sa bonne résolution, jusqu’à ce qu’un jour il vit un crêpe à la porte. Alors, il comprit que son voisin était mort, et qu’il ne pourrait plus jamais lui demander pardon pour le tort qu’il lui avait fait.

Après les funérailles, il fit démolir la palissade, mais il ne cessa jamais de s’accuser de ces 2 morts. Ses dernières années furent empoisonnées par les regrets et le remords. Il quitta sa belle demeure, car il ne pouvait plus supporter la vue de la maison voisine, vide et désolée, qui était pour lui un reproche perpétuel.


Les gens qui nourrissent du ressentiment ou de la haine, qui construisent des palissades “haineuses” pour priver d’air, de lumière et de vue leurs voisins, ne retirent jamais une vraie satisfaction de leur conduite diabolique ; ils comprennent trop tard qu’ils n’ont fait qu’attiser le feu de leur colère et de leur ressentiment, et par conséquent accru leur malheur."


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