19.11.2008
L’énergie solaire, l’énergie renouvelable la plus prometteuse ?
Les panneaux solaires font de plus en plus leur apparition sur les toits des maisons et pas uniquement sur les nouvelles constructions. Il faut dire que le soleil est une énergie renouvelable gratuite et inépuisable.
Toutefois, la France est largement en retard par rapport à d’autres pays où le solaire est une source d’énergie commune. Elle est au quatrième rang européen, derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie.
Il existe deux sortes d’installations solaires : le solaire thermique et le solaire photovoltaïque.
Le solaire thermique permet de chauffer l’eau, via des capteurs, qui passe dans des tuyaux sous les panneaux et qui se propage dans vos ballons d’eau chaude et vos radiateurs. Des aides, sous formes de subventions régionales et de crédits d’impôt (45 % du coût total), vous sont proposées afin de vous aider à installer ces panneaux qui coûtent encore assez chers à l’heure actuelle. Pour les solaires thermiques, cela tourne autour de 5000 euros dans le Sud et 7000 euros dans le Nord. Hé oui, il existe une assez grande différence entre ces deux régions de France. Cela s’explique aisément. Comme le soleil est plus présent dans le Sud, il faut moins de panneaux pour chauffer l’eau qui passe dans les tuyaux. Ce n’est pas juste pour les nordistes mais c’est purement mathématique !
Les panneaux solaires thermiques peuvent être installés sur les toits mais aussi par terre. L’essentiel est qu’ils soient orientés, à 45 °, plein sud, là où le soleil tape le plus fort, pour avoir le maximum de rendement.
De plus en plus de Français installe ce type de panneaux. Mais attention, vous rentrerez dans vos frais au bout de quelques années uniquement si vous utilisez totalement l’eau chauffée par les panneaux. L’eau non utilisée est perdue définitivement, vous ne pouvez pas la stocker.
C’est différent pour le solaire photovoltaïque qui permette du stockage (grâce à des accumulateurs) ou de la revente (sous certaines conditions). Les panneaux solaires photovoltaïques transforment les rayons du soleil en électricité. Ces derniers paraissent plus rentables à long terme, d’où la volonté du Gouvernement français d’accentuer leur développement. Vœu qui commence d’ailleurs à prendre forme dès cette année. En effet, selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et le groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque (SOLER), le solaire photovoltaïque connaît une forte croissance en France, en 2008 (169,2 MW contre 36 MW en 2007). Très en retard par rapport au solaire thermique, il tend à gagner du terrain même si la plupart de ces installations ne sont pas raccordées au réseau électrique (- de 25 %), ce qui empêche de se servir de l’électricité produite pour la collectivité.
Toutefois, cette évolution ne devrait que se confirmer dans l’avenir dans la mesure ou le Grenelle de l’Environnement impose de parvenir à un parc de 1 100 MW de solaire photovoltaïque en 2012, avant d’atteindre 5 400 MW en 2020.
D’ailleurs, le 17 novembre 2008, le Ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, a présenté à Paris le plan du Gouvernement sur les énergies renouvelables. Il prévoit la construction d’au moins une centrale photovoltaïque par région d'ici 2011. Selon le Ministre, « Le gros, c’est le solaire. En termes industriels, et d'effondrement des coûts industriels, c'est probablement là qu'on a la capacité la plus importante. » Des mesures d’incitations financières sont prises pour inviter les industries, les supermarchés, les agriculteurs à poser des panneaux photovoltaïques sur leurs toits : leur électricité sera vendu 45 centimes/kWh (Sources : AFP).
Les panneaux photovoltaïques coûtent encore cher. Le prix de l’installation tourne aux alentours de 15000 euros. Le prix est élevé à cause des accumulateurs ou batteries que vous devez installer pour stocker votre électricité. Vous bénéficiez d’aides régionales et de crédits d’impôt pour l’installation (50 % du prix total). La rentabilité s’effectue à très long terme, à condition que vous puissiez vendre à EDF votre surplus d’électricité. Cela constitue d’ailleurs le plus gros problème des panneaux photovoltaïques : le raccordement au réseau EDF induit des démarches importantes et longues. Toutefois, selon Jean-Louis Borloo, les démarches devraient être simplifiées dans un proche avenir.
Le système photovoltaïque semble être promis à un bel avenir à condition d’en diminuer le coût. Pour ce faire, il suffit de raccorder le système directement au réseau EDF, procédé plus économique que les accumulateurs. Le prix des panneaux photovoltaïques diminue aussi régulièrement. Ils sont maintenant de 3ème génération avec des cellules imprimées sur des supports.
Le photovoltaïque semble d’ailleurs se démocratiser de plus en plus. On trouve sur le marché pas mal de petits appareils comme les torches, les panneaux de signalisation, les bornes d’urgence sur l’autoroute, des valises solaires pour recharger vos mobiles, vos portables, vos gps, etc., qui utilisent ce procédé. Il existe même des bateaux de pêche fonctionnant à l’énergie solaire.
On semble donc s’orienter de plus en plus vers le solaire. C’est d’ailleurs un élément hyper positif et qui va dans le sens de ceux qui veulent protéger la nature et l’environnement. En effet, le solaire est une énergie propre, renouvelable et inépuisable. Que demander de plus ?
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11:25 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : solaire, énergie, photovoltaîque, thermique, électricité, énergie renouvelable, grenelle de l'environnement
16.11.2008
Une chance pour l’écologie
Voici un extrait de l’Edito de La Chouette paru dans l’Ecolomag n°6 de novembre-décembre (dont vous pouvez lire le n° en entier gratuitement ici http://www.ecolomag.fr)
«Au risque de me faire voler dans les plumes, si j’osai, je dirai « Vive la crise ». Seule la compassion pour toutes ces petites gens qui se sont fait plumer et ont vu leurs économies –souvent de toute une vie de labeur – s’envoler, me retient.
Et pourtant, l’explosion de la bulle financière et la mise à l’index d’une mondialisation dénuée de vision et de valeurs est peut-être une chance pour une autre voie, loin de l’argent roi et de la surconsommation dopée au crédit.
Une voie ou l’évaluation de l’individu ne se ferait plus sur sa facilité à satisfaire ses sens et ses envies mais sur sa capacité à donner un sens à sa manière de consommer et donc à sa vie, sur une planète que nous savons tous menacée.
La crise du système bancaire n’est pas uniquement ponctuelle et sectorielle, comme on voudrait nous le faire croire, mais bien globale et systémique. Construction, automobile, distribution, sidérurgie, médias, monde du luxe et de l’art se réveillent avec la gueule de bois avant l’heure. Ramage et plumage en piteux état. L’esprit trop embrumé pour trouver un moyen de sortir du marasme.
En ces temps de fêtes de fin et de début de nouvelle année, qu’en principe on espère meilleure, il y aurait de quoi déprimer, s’il n’y avait ce fol espoir qu’une véritable société écologique puisse apparaître comme la seule solution viable et comme un chance à saisir pour une humanité en manque de valeurs. Un beau cadeau de Noël finalement, non ?
Et si, plutôt que de s’offrir tout un tas de trucs superflus et peu durables on s’offrait de la solidarité, de l’équitable et de l’éthique ? Si on faisait de ces périodes de grande consommation une période de grande compassion, et de Noël le jour du don utile. Si l’on remettait l’assiette du pauvre à la table de nos réveillons et que l’on échangeait nos gadgets pour du mieux être ? La fête n’en serait-elle pas plus belle, ne serions-nous pas plus fiers de nous et donc plus forts, pour affronter ces temps à venir que l’on nous prédit tourmentés ? »
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11:50 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Solidarité, équitable, éthique, économie, labeur, la crise, écolo
10.11.2008
Au travail, subissez-vous une overdose de mails ?
Faites-vous partie de ces employés qui reçoivent un grand nombre de mails chaque jour ? Dès votre arrivée au bureau, êtes-vous submergé par des tonnes de messages ? Votre messagerie déborde-t-elle de partout ? Votre journée de travail est-elle sans arrêt interrompue par les annonces d’arrivée de mails dans votre messagerie ?
Si c’est le cas, vous n’êtes pas le seul. Maintenant, la communication se passe essentiellement par mails dans les entreprises. Les salariés, au lieu de se déplacer, s’envoient des messages pour convenir d’une réunion, pour discuter d’un problème, pour transmettre des informations, pour s’envoyer des messages amicaux, des pièces jointes amusantes, etc.
Cette manière de procéder ne serait pas gênante si elle n’avait pas deux inconvénients majeurs. Le premier est la perte de temps.
Avez-vous calculé le temps que cela vous prend de lire tous vos mails et d’y répondre ?
Je suis certaine que vous seriez surpris de connaître ce dernier. En effet, tout le monde pense que cela ne prend que 5 à 10 minutes pour le faire. Mais, la réalité est toute autre. Bien souvent, cela peut facilement aller jusqu’à 30 ou même 45 minutes.
En plus, l’arrivée intempestive de mails stoppe votre travail. Or, il n’y a rien de pire que d’être interrompu en pleine concentration. Après, il faut reprendre le fil et souvent cela prend quelques minutes pour se remettre dans le bain.
Le second inconvénient du trop plein de mails est le manque de communication au final. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il s’avère que l’overdose de messageries tue la communication. En effet, il n’y a rien de tel que de se parler en face à face. Cela permet de tenir une vraie communication, de laisser passer des émotions, choses que l’on n’a pas quand on échange des messages. Communiquer par mail n’est pas une vraie conversation. C’est un échange artificiel où le regard, les gestes, l’intonation n’ont aucune place. Or, pour qu’un échange soit complet et réel, ces différents éléments sont indispensables. Je prends un exemple pour illustrer ce point : dire « Je t’aime » par mail n’a pas la même saveur que si c’est dit de vive voix. L’émotion n’est pas du tout la même. En plus, quand il s’agit de fixer un rendez-vous, cela permet d’avoir la réponse de suite, sans attendre la réponse du mail.
Des études sont d’ailleurs menées depuis quelques temps pour analyser l’overdose de mails dans l’entreprise. Les Suisses et les Américains, entre autres, se sont penchés sur ce problème. Hé oui, c’est devenu un véritable problème au travail. Ils ont constaté que les salariés pourraient économiser un mois de travail par an s’ils utilisaient mieux leur messagerie. Les Américains ont même décrété « le vendredi sans mails ». Pendant une journée, les salariés font grève de messagerie.
Cette dernière méthode a le mérite de montrer aux salariés qu’ils peuvent communiquer autrement que par mails. Rappelez-vous, comment faisions-nous avant l’arrivée d’internet ? On n’hésitait pas à aller voir son collègue pour lui donner une info ou pour parler d’un problème. C’est tout bête mais, à l’heure actuelle, on a vraiment l’impression que cela fait partie de la préhistoire !
Face à l’ampleur du problème, des coachs sont apparus pour apprendre aux salariés à bien utiliser leur messagerie. L’idée n’est pas de totalement supprimer l’échange des mails dans l’entreprise mais de le rationaliser et de ne le pratiquer qu’en cas de stricte nécessité. En effet, quand vous regarder votre boite mail, combien de messages sont-ils vraiment utiles ? Combien ne sont-ils que des parasites, justes bons à vous faire perdre du temps ? Je suis certaine qu’il y en a plus de 80 % !
Si vous aussi, vous êtes victime d’un surdosage de mails, agissez. Réapprenez à communiquer, comme cela se faisait avant. Faites le tri dans vos mails, en les classant, (en mettant en premier ceux reçus d’Abond@nce Editions, évidemment !). Créez des dossiers (par exemple : urgent – à garder – à lire – etc…) Demandez à ceux qui vous envoient des mails de soigner leur objet : en un coup d’œil, vous verrez si c’est prioritaire ou non. Faites de même également. Fermer votre messagerie quand vous travaillez. Regardez vos mails, régulièrement, quand vous le décidez et ne soyez plus interrompu sans arrêt. Si un problème important se pose, préférez la discussion en face à face plutôt que par échange de mails. Cela permettra de régler le problème plus rapidement. Evitez d’envoyer des mails à tout bout de champ, pour un oui ou pour un non.
L’utilisation de la messagerie n’est pas à bannir dans la mesure où elle peut rendre de grands services. Mais, attention de bien l’utiliser car elle peut produire plus de mal que de bien. Réfléchissez bien vous-même avant d’envoyer un mail et vous verrez que, au final, vous finirez par en envoyer moins, ce qui sera votre contribution à la lutte contre l’overdose de mails.
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11:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, mails, messagerie, boite mail, mail, discussion
05.11.2008
Le film "Nos enfants nous accuseront" sort aujourd'hui !
Rappelez-vous, le 1er septembre, je vous parlais de l’excellent film de Jean-Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront » (film qui est tout à fait en rapport avec notre dernier article « Faut-il avoir peur de la nourriture).
Il sort aujourd’hui mercredi 5 novembre, mais malheureusement, dans très peu de salles.
Je vous invite donc à consulter le site Allociné (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138220.html) pour connaître la liste des salles (ne vous fiez pas à l’indication « 2 salles », en fait il y en a plus que çà ! heureusement !).
Pour les personnes habitant le Pas-de-Calais, voici les infos :
Il passera normalement :
- les 5, 7, 8 et 9/11 à Hénin-Beaumont
au cinéma "Espace Lumière" 39 rue Elie-Gruyelle, 62110
Hénin-Beaumont (d'après Allociné)
et
- du 10 au 16/12 avec une soirée spéciale le vendredi 12
à 20h30 en présence (sous réserve) du réalisateur au
cinéma "Les Etoiles" Rue du Périgord, 62700 Bruay-la-Buissière
(d'après la responsable de la programmation).
Pour les Parisiens, en plus de quelques salles de ciné, il sera aussi diffusé au Salon Marjolaine (du 8 au 16 novembre, Parc Floral de Paris, au Bois de Vincennes), le 14 novembre à 19h et sera suivi d’un débat avec le réalisateur. D’ailleurs, si vous vous y rendez ce jour là, je vous conseille aussi les films de 14h ("Homo Toxicus") et 16h30 (Se nourrir, une activité devenue à haut risque ?)
J’espère que vous aurez la chance de le voir dans votre région, renseignez-vous, c’est vraiment un film à ne surtout pas manquer.
11:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Paul Jaud, nourriture, pesticides, bio
02.11.2008
Faut-il avoir peur de la nourriture ?
Se nourrir est un acte que l’on effectue quotidiennement. C’est d’ailleurs vital pour notre santé. Depuis quelques années, l’obésité, les cancers, les maladies diverses et variées se multiplient dans le monde.
L’environnement, la pollution, les industries sont très certainement à l’origine de cette pandémie.
Mais, on oublie souvent que ce que l’on mange constitue une des causes principales de cette dernière. Réfléchissez un instant. Ne voyez-vous pas une certaine corrélation entre le changement de nos comportements alimentaires et la recrudescence des maladies précitées ? Depuis quelques années, le monde absorbe une nourriture « préfabriquée » de plus en plus industrielle, remplie de mauvais gras, de mauvais sucres. S’y ajoutent des fruits et des légumes, soit disant bons pour la santé, mais remplis de pesticides en tout genre.
A partir de là, faut-il avoir peur de la nourriture ?
Après avoir lu le livre de William Reymond, « TOXIC, obésité, malbouffe, maladies…enquête sur les vrais coupables » on ne peut répondre que oui. L’auteur s’est penché sur ce que nous mangeons au quotidien et les constats sont alarmants : on mange de plus en plus mal, ce qui engendre des risques immenses pour notre santé.
Les premiers fautifs dans cette affaire sont les industries agro-alimentaires qui, pour faire des bénéficies colossaux et pour vendre des produits à moindre coût, ce dont raffolent les consommateurs, mettent n’importe quoi dans leurs produits (des restes de carcasses d’animaux malades pour fabriquer des hamburgers, par exemple).
Autres fautifs, les agriculteurs qui, pour avoir des légumes soit disant sains et qui se gardent plus longtemps, les arrosent ou les saupoudrent de pesticides, d’herbicides, etc. qui se retrouvent automatiquement dans nos assiettes quand nous consommons ces fruits et légumes.
Derniers fautifs, les consommateurs. Sous prétexte qu’ils n’ont plus le temps de faire la cuisine, ils se ruent sur les plats préparés produits par nos fameuses industries agro-alimentaires citées précédemment ou dans des fast-food qui, pour vendre pas cher, vendent des hamburgers dont la fabrication laisse plus qu’à désirer. De même, comme la nourriture coûte cher, les consommateurs optent plutôt pour les produits bas de gamme, économiques certes mais bourrés de mauvaises choses.
Au milieu du livre de William Reymond, on découvre un album photo édifiant ! Voici quelques extraits tirés des commentaires de ces photos :
« Les Mythes : des enfants heureux… et une science « efficace » ?
Les enfants sont le cœur de cible de l’industrie agroalimentaire qui souhaite créer des clients fidèles avant l’âge de…2ans. D’où la démarche de Pepsi consistant à « sponsoriser » les biberons. […]
Le recyclage à des fins commerciales des restes de viande – des produits avariés aux cadavres de chiens et chats euthanasiés – est une des activités les plus secrètes de la profession. Pourquoi ? Parce que l’on retrouve ce mélange dans de nombreux produits quotidiens mais aussi dans l’alimentation du bétail élevé à la chaîne.
Le vrai visage de la pandémie : élevage intensif… et des pratiques barbares
La volonté d’une viande à bas prix a imposé des nouvelles conditions d’élevage. Une industrialisation à l’origine de changements dramatiques : ici le grain et les hormones remplacent l’herbe, là, les poulets entassés les uns sur les autres deviennent des porteurs de bactéries.[…]
L’élevage industriel s’accompagne de pratiques barbares afin d’éviter que le capital - les animaux – perde de sa valeur. Victime de l’entassement, le bétail développe ainsi des tendances agressives voire cannibales. Résultat ? Les producteurs arrachent – sans anesthésie bien sûr – les dents des cochons, tranchent le bec des poulets et les cornes des vaches.
Des méthodes toxiques.
La concentration de porc par milliers engendre un véritable problème sanitaire. Dans l’impossibilité de gérer les déchets de l’élevage industriel, les producteurs remplissent des « lagons » contenant un mélange hautement toxique d’excréments et de restes d’animaux qui, bien souvent, vient polluer notre environnement.
L’agriculture intensive utilise massivement les pesticides et les herbicides afin d’augmenter son rendement. Des produits toxiques que l’on retrouve non seulement dans l’environnement, mais également dans nos assiettes françaises. D’autant que l’Hexagone est le 3éme plus gros consommateur de pesticides au monde. »
D’ailleurs, à partir du moment où le consommateur continuera de penser que manger est un acte anodin, qu’il faut le faire parce qu’il faut bien se nourrir, il ne prendra pas conscience que sa vie dépend très largement de sa façon de se nourrir.
C’est pour cette raison que le livre de William Reymond est teinté, malgré le cri d’alarme qu’il lance, d’une lueur d’espoir. En effet, il appelle le consommateur à faire attention à ce qu’il mange : en privilégiant les produits biologiques, en n’hésitant pas à mettre le prix pour un produit bien fabriqué, en refusant d’acheter les produits industriels mauvais, ce qui forcera les industries à faire attention à leur contenu.
Mais, le consommateur ne peut agir seul, il faut que les gouvernements agissent et fassent de la nourriture saine et non toxique leurs priorités. Les consommateurs peuvent faire pression sur eux en dénonçant, rejetant ce que l’on nous propose dans nos assiettes.
Alors, relayons le livre Toxic de William Reymond, agissons et luttons pour vivre mieux dans l’avenir grâce à une nourriture meilleure afin que ne se reproduisent plus des cas comme celui de Kevin Kowalcyk, dont l’histoire tragique est racontée par l’auteur au début de son livre :
Kevin Kowalcyk est mort à 2 ans et 8 mois, après avoir, pendant 10 jours, atrocement souffert, victime de la bactérie E. Coli O157 : H7. Ses intestins étaient rongés par la gangrène, ses artères saturées, et cela à cause d’un hamburger !
Cette bactérie, comme le dit William Reymond, « est […] banale et proche de nous : c’est une bactérie vivant dans l’intestin des animaux. Et qui, parfois, se retrouve dans l’eau que nous buvons, la viande ou les crudités que nous mangeons.
Kevin Kowalcyk n’est pas un cas isolé. Sa mort, dans ces conditions insoutenables, n’est en rien le fruit de circonstances exceptionnelles.
Empoisonné par la viande hachée d’un hamburger, il est une victime de plus. Celle d’une guerre invisible où, de bactéries mortelles en épidémie d’obésité, de cancers en crises de diabète, un danger nous attend à chaque instant, bien caché au fond de nos assiettes.»
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23.10.2008
Certitudes, habitudes, aptitudes et attitudes.
Voici, de nouveau, quelques pensées extraites du livre de Dominique Glocheux "Petites victoires, grands bonheurs" :
- Bousculez vos certitudes, bouleversez vos habitudes : faites bien attention à vos attitudes, et apprenez à distinguer les meilleures. Vos attitudes deviennent vite des habitudes.
- Favorisez les attitudes qui développent vos aptitudes. Qui vous font gagner, prendre de l'altitude. Perdez les autres.
- Juste après avoir pris votre décision, « mettez le paquet ». Agir lentement ou mollement après une bonne décision est souvent la pire des décisions.
- Ne cherchez plus. Trouvez.
- Mettez de l’ordre dans vos priorités : si vous avez trop de priorités, vous n’avez aucune priorité.
- Sachez exactement ce que vous voulez. C’est parfois une heure, souvent des mois, toujours des années, de gagnés.
- Décidez. Avec l’habitude, plus vous déciderez, plus vous prendrez de bonnes décisions. Et plus vous prendrez de bonnes décisions, plus vous en prendrez d’excellentes. Amorcez la pompe.
- Empruntez votre réussite future. Vous ne pouvez pas l’acheter, mais vous pouvez toujours l’emprunter. Empruntez vite. Au début, il suffit de faire « comme si ». Exactement comme si vous la connaissiez déjà. Et regardez ce qui se passe.
- Tirez profit de vos atouts, vos aptitudes, vos acquis. Au maximum. Car même avec très peu, vous pouvez faire beaucoup. Même avec des handicaps et de belles lacunes, vous pouvez faire beaucoup. A condition de faire le maximum.
- N’attendez plus, commencez.
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20.10.2008
Hommage à Soeur Emmanuelle
Nous venons d'apprendre la mort de Soeur Emmanuelle, cette nuit.
En hommage, voici un extrait de son livre "J'ai 100 ans et je voudrais vous dire..." :
"Je sens maintenant ma barque s'éloigner peu à peu du rivage. Et je ne crains pas pour moi, je l'ai déjà dit. Mais pour la suite de cette action. L'Association, qui a été un peu mon âme, a en charge 70 000 enfants dans le monde, dans les pays les plus pauvres. Si bien que, lorsqu'on me demande si je regrette de ne pas avoir eu d'enfants à moi, je réponds que j'en ai eu 70 000. Mais cela signifie d'énormes besoins. Et il faudra continuer, bien sûr, parce que le monde n'en a pas fini avec la pauvreté et la misère. Il faudra continuer à tendre une main fraternelle à des milliers et des milliers d'enfants qui sont ou seront vraiment par terre et qui n'arriveront pas à se redresser, seuls. Or, tant que je suis là, cette médiatisation dont je parle a quand même un bon côté : les donateurs se multiplient et sont très généreux. Mais, ensuite ?
[...]
Je suis comme une mère qui va quitter ce monde et qui laisse ses enfants. Ce sentiment de continuité, de prolongement me rassure. Je me dis, comme tous les gens je l'espère, au terme d'une vie pleine et heureuse : je passe la main, la cordée est solide... A vous de jouer, de relever les défis de la vie, en souriant, en aimant ! J'ai le sentiment d'avoir fait mon travail correctement.
Un proverbe hébreu dit : "Sois en règle un jour avant ta mort." Aujourd'hui donc."
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13.10.2008
La biodynamie, une façon de cultiver « bio »
Le terme « biodynamie » se compose de deux éléments « bio » et « dynamie ». Il s’agit donc d’une branche de l’agriculture biologique qui interpelle de plus en plus, et qui est de plus en plus utilisée notamment par les vignerons. Pour ce qui est de « dynamie », cela signifie que l’agriculteur va dynamiser son sol.
Même si cette façon de cultiver est ancestrale (nos ancêtres n’avaient d’ailleurs que ces moyens à leur disposition pour cultiver leurs terres), les principes mêmes de la biodynamie ont été mis au point au début du XXème siècle par Rudolf Steiner, un scientifique autrichien.
Cette façon de cultiver est tout à fait originale et peut laisser dubitatives pas mal de personne. En effet, elle allie deux choses :
- l’utilisation de différentes préparations types compost, décoction, bouse, poudre, etc.
- l’observation scrupuleuse du calendrier lunaire
S’y ajoute un dernier élément très important : l’auto-suffisance. L’agriculteur biodynamique va chercher autour de lui les éléments végétaux, animaux ou minéraux pour nourrir, traiter et soigner sa terre et ses cultures. Il cherchera à fertiliser sa terre de façon naturelle et juste ce qu’il faut, avec des engrais verts, des composts « maison » bien décomposés, des fumiers « bio ». Il n’emploiera pas d’insecticides chimiques mais naturels. Il utilisera le paillage afin de conserver sa terre humide et d’éviter d’arroser ses cultures trop souvent. Il refusera la plantation d’OGM.
En fait, l’agriculteur biodynamique va utiliser des doses microscopiques, homéopathiques de différentes préparations qu’il va épandre sur son sol et ses cultures afin de les dynamiser, de les fortifier, en tenant compte du calendrier lunaire.
Ce dernier est primordial : aucun traitement, aucun arrosage, aucune pulvérisation ne se feront sans avoir consulté, au préalable, le calendrier lunaire et constellaire. Je ne sais pas si vous en avez déjà vu un. En fonction des mouvements de la lune, suivant sont plus ou moins grand rapprochement avec la terre, cela a des incidences sur l’attraction de l’eau sur Terre.
Ainsi, par exemple, pour les végétaux contenant beaucoup d’eau, quand il y a pleine lune, la force d’attraction se traduit par une augmentation de la germination, de la croissance et de l’absorption de l’eau.
Suivant la position de la lune et des planètes, l’agriculteur décidera de nourrir sa terre avec du fumier dynamisé, du compost, de traiter ses cultures pour éviter les parasites avec des préparations 100 % naturel, etc.
Les moments de la journée ont également une grande importance. Les traitements s’effectuent généralement tôt le matin.
La manière de préparer les pulvérisations est minutieuse aussi. Généralement, l’agriculteur mélange à de l’eau de pluie une petite quantité de silice de corne, par exemple, en tournant d’abord dans un sens, puis dans un autre, pour créer une sorte de tourbillon, dans le but de dynamiser l’eau.
Pour ce qui est des préparations végétales, minérales et animales employées, elles sont diverses. Vous avez, par exemple, la fameuse ortie, la prêle, la camomille, l’écorce de chêne, le pissenlit, la valériane (bons pour le sol). S’y ajoutent la bouse de corne (pour le renforcement des racines des plantes), la silice de corne (pour un bon développement des feuilles et une action sur les fleurs pour donner de beaux fruits), le compost de bouse (pour une bonne décomposition de la terre).
La biodynamie c’est donc du 100 % naturel, c’est jardiner, cultiver en totale harmonie avec les rythmes de la nature.
Elle fait de plus en plus parler d’elle en France. Elle fait partie des agricultures raisonnées, au plein sens du terme. L’agriculteur biodynamique pense sa terre, regarde ses végétaux et intervient quand c’est strictement nécessaire. Il vit sa terre. Il est en complète symbiose avec elle.
Mais, moins de 10 % des agriculteurs l’utilisent en France (ils sont beaucoup plus nombreux en Allemagne, en Australie). Pourtant, dès 1925 en Alsace, des agriculteurs français se sont convertis à ce mode de culture, mais peu (environ 300 exploitations à ce jour) ont suivi. Espérons que la biodynamie fasse de plus en plus d’adeptes, il en va de l’avenir de notre planète.
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27.09.2008
SOS abeilles
Voici un extrait de l’article « SOS abeilles » de Claudine Colozzi de Sélection du Reader’s Digest de septembre 2008 :
« Si les apiculteurs ont toujours déploré la mort de quelques abeilles au sortir de l’hiver, le phénomène atteint ces dernières années une ampleur inégalée. « Il y a 15 ans, il était courant de perdre 5 à 10 % d’abeilles, explique Gilles Fert. Aujourd’hui, certains apiculteurs ont vu leur cheptel diminuer de 35 à 50 %. » Aux Etats-Unis, on parle de « syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ». La France, comme la plupart des pays européens, doit faire face à la même hécatombe. « L’homme s’est toujours occupé des abeilles. Du jour au lendemain, on veut lui faire croire qu’il ne sait plus prendre soin d’elles. Comment voulez-vous que beaucoup ne désespèrent pas ? » s’interroge Gilles Fert. Depuis 1995, quelque 15000 apiculteurs ont jeté l’éponge.
Et si cet étonnant insecte cherchait à nous avertir ? Depuis des millénaires, la cohabitation s’est toujours faite en bonne intelligence. L’abeille est le seul insecte dont nous consommons la production : miel, pollen, propolis, gelée royale… Penser que la diminution de la population n’aura de répercussions que sur la récolte de miel, n’est-ce pas négliger sa fonction indispensable de pollinisatrice ? « Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre. » Cette prophétie que l’on attribue – abusivement – au célèbre physicien Albert Einstein a eu le mérite de marquer les esprits. Et d’attirer l’attention sur le rôle essentiel que l’abeille joue dans la chaîne de la vie.
Lorsqu’elle butine, elle pénètre dans la fleur à la recherche du nectar. Son corps poilu accroche les grains de pollen, qu’elle dépose sur le pistil de la fleur suivante, rendant alors possible la fécondation. C’est ce qu’on appelle la pollinisation. Notre alimentation dépend à 35 % de ce coup de pouce désintéressé. Sans lui, une multitude d’arbres fruitiers, de cultures et de productions maraîchères disparaîtraient. L’enjeu est de taille, pour l’écologie comme pour l’économie. Un monde sans abeilles serait un monde sans fleurs, sans fruits, sans légumes… »
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25.09.2008
La vie tourne en rond
Aujourd’hui je vous propose un très joli et très émouvant texte de Tatiana Potard « La vie tourne en rond » , extrait de la revue « La dixième Muse » de septembre 2008 :
« Tout cela résonne encore en moi comme autant de rires, d'odeurs et de sonorités. Ton rire lorsque, sachant à peine marcher tu m'as retrouvée essayant de suivre une mouche en escaladant les parois d'un mur. Ce rire en cascade, franc et assourdissant de beauté.
Odeurs. Odeur de la terre mouillée après cette putain d'averse tant attendue. Eau nourricière qui fait germer les graines et pousser les légumes. Terre qui macule mes phalanges tandis que, le nez dans les pommes de terre, je peste allégrement que je ne serai jamais une paysanne mais une citadine. Terre argileuse qui alourdit mes semelles et qui me manque tant aujourd'hui.
Odeur de l'herbe fraîchement coupée. Odeur du foin que je retourne méthodiquement pour y découvrir la dernière tribu de notre chatte. Odeur de la purée de légumes. Purée qui était ta fierté lorsque tu moulinais à tour de bras ce vieux pressoir en inox. Odeur du lait chaud qu'il fallait aller chercher à la ferme avec un petit pot. Odeurs de mes souliers neufs et de mon cartable, portés comme autant de trophées chaque rentrée de septembre. Odeur de ton cou lorsque j'y posais tendrement ma joue pour te faire un câlin ou un bisou-papillon.
Une vie simple, sans chichis ni fioritures. Une vie saine de petites gens de la campagne. Sonorités. Cocorico au lever du jour. Volets qui claquent avec le vent. Lattes du grenier qui grincent en pleine nuit et qui me font passer des heures blanches, la tête cachée sous mon lourd édredon de plumes. Bruit des tics tacs des réveils mécaniques, bien trop nombreux, qu'il fallait remonter le soir venu. Un comble pour cette maison où s'est figé le temps. Crépitements des bûches dans le vieux poêle Godin que tu tisonnais plusieurs fois par jour. Garder la flamme...
Bruit du ballon de foot qui tape si fort le bitume qu'il rend folle la voisine. Et nos cris enfantins qui sont autant de doigts d'honneur dressés à la solitude...
Les après-midi dînette où tu m'apprenais à être une vraie maîtresse de maison. Puisque savoir cuisiner c'est essentiel pour trouver un mari. Alors, je m'appliquais à concocter de bonnes salades composées de cailloux, de vers de terre et de pétales de pensées multicolores. Tu faisais mine d'adorer. Ne jamais faire de la peine à un enfant qui a cuisiné pour vous. Ne jamais briser ce sentiment de bonheur de sustenter celle qui vous donne la béquée depuis tant d'années.
Insouciance et petites joies passées, pourtant si présentes...
96 printemps et autant d'hivers. Les rosiers sont en fleurs et les fraises rougissent de plaisir. J'étouffe. Tu as perdu 20 kilos. La peau sur les os. Ta bonhomie d'antan n'est plus qu'un lointain souvenir.
Sur les murs, la photo de tes trois enfants, partis avant toi, et puis, la mienne. Je suis tout ce qui te reste et tu ne me reconnais plus. Pour toi, je n'ai plus d'âge. Je suis à la fois mère, tante, fille, petite-fille et étrangère.
Les ailes du moulin à paroles que tu étais ne tournent plus bien vite mais ton coeur, mais ton coeur, bat encore. Je me surprends à penser que sans cette pile qui métronome ta vie, tu ne serais plus là. Non, tu ne souffres pas. C'est déjà ça.
Viens petite mère courage. Viens, il fait soleil, viens allons jusqu'au bout du jardin. Tu claudiques sur le gazon et l'allée de pierres. Terre en jachère que tu aimais tant cultiver. Tu te places entre nous. Tu prends la main de celle qui partage ma vie puis, la mienne. Oui, je sais cuisiner. Non, je n'ai pas trouvé de mari. Regarde, j'ai une femme. On ne devient pas toujours ce que nos parents voudraient de nous.
Tu serres fort mes doigts tremblants. Tu balances tes bras flasques comme si tu avais cinq ans et qu'on t'amenait à l'école. Tout explose dans mes tempes. Je pleure sur ce que tu étais et que tu ne seras jamais plus.
La vie tourne en rond. 96 printemps et autant d'hivers. Ma grand-mère est redevenue une enfant. »
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