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01/03/2010

Le curcuma, un puissant antioxydant

Consommez-vous du curcuma ? Non, vous avez peut-être tort. En effet, des études récentes ont montré que le curcuma était un puissant antioxydant. Il permettrait ainsi de lutter contre le vieillissement prématuré des cellules, contre diverses inflammations, contre certains cancers, contre le diabète. Il améliorerait la digestion. Il renforcerait le système immunitaire, serait un puissant fongicide, etc. Alors, convaincu ?

Mais, c’est quoi au fait le curcuma ?

Le curcuma est une épice de couleur orangée. La racine (ou le rhizome) du Curcuma longa est réduite en poudre. Il ressemble un peu à du gingembre, il fait d’ailleurs partie de la même famille.

Il est consommé depuis très longtemps en Inde. C’est l’un des ingrédients du curry. Au départ, il servait à conserver les aliments. Sa consommation s’est étendue en Asie où la médecine traditionnelle l’utilisait surtout pour faciliter la digestion car il accroît la sécrétion biliaire.

Les chercheurs se sont intéressés au curcuma. Ils l’ont analysé et ont isolé un élément très intéressant : la curcumine. C’est cette dernière qui en fait un aliment miracle. Puissant antioxydant (proche de la vitamine C et E) et anti-inflammatoire (proche de la cortisone et de l’aspirine), il constituerait un aliment indispensable pour notre bien-être et notre santé.

Quelles sont les principales propriétés du curcuma ?

Le curcuma permettrait de soulager les rhumatismes, l’arthrite, les règles douloureuses. Il faciliterait la guérison des ulcères et des blessures. Des études sont encore menées pour confirmer scientifiquement ces propriétés. Il permettrait, en outre, de soulager les troubles digestifs comme la nausée, la perte d’appétit, les maux d’estomac. Il préviendrait les maladies cardio-vasculaires, grâce à ses propriétés antioxydantes. Il aurait un effet positif sur le Syndrome du côlon irritable. Des recherches sont aussi menées concernant la maladie d’Alzheimer, la curcumine protégerait efficacement les neurones.

Mais, le curcuma est surtout intéressant dans le domaine du cancer. Des études ont été menées et tendraient à prouver qu’il serait efficace dans le traitement et dans la prévention de certains cancers. Le Dr David Servan-Schreiber, dans son livre « Anticancer », le classe d’ailleurs dans ses aliments anti-cancers. Il a constaté que certains cancers (sein, poumon, côlon) étaient moins importants dans les pays asiatiques grands consommateurs de curcuma. Toutefois, ne faisons pas preuve de triomphalisme, les études n’en sont qu’à leur début et, pour le moment, rien n’est vraiment avéré scientifiquement. D’autant plus que la curcumine semble devoir être prise à très haute dose. Mais, les premiers résultats semblent encourageants.

Comme vous pouvez le constater, le curcuma semble être un aliment santé indispensable et prometteur. Encore faut-il savoir le consommer.

Vous pouvez l’intégrer dans des plats indiens ou dans des tajines ou confectionner des condiments. Mais, attention, des études ont montré qu’il fallait absolument l’associer au poivre et à une huile végétale pour que ses principes actifs se libèrent dans votre organisme.

Son goût est assez puissant. Voici la recette du Dr David Servan-Schreiber : une demi cuillère à café de curcuma, une pincée de poivre, une cuillère à soupe d’huile d’olive, quelques gouttes de sirop d’agave. Essayez et vous verrez que préparé de cette façon, il passe très bien.

 

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25/09/2008

La vie tourne en rond

Aujourd’hui je vous propose un très joli et très émouvant texte de Tatiana Potard « La vie tourne en rond » , extrait de la revue « La dixième Muse » de septembre 2008 :

« Tout cela résonne encore en moi comme autant de rires, d'odeurs et de sonorités. Ton rire lorsque, sachant à peine marcher tu m'as retrouvée essayant de suivre une mouche en escaladant les parois d'un mur. Ce rire en cascade, franc et assourdissant de beauté.
Odeurs. Odeur de la terre mouillée après cette putain d'averse tant attendue. Eau nourricière qui fait germer les graines et pousser les légumes. Terre qui macule mes phalanges tandis que, le nez dans les pommes de terre, je peste allégrement que je ne serai jamais une paysanne mais une citadine. Terre argileuse qui alourdit mes semelles et qui me manque tant aujourd'hui.

Odeur de l'herbe fraîchement coupée. Odeur du foin que je retourne méthodiquement pour y découvrir la dernière tribu de notre chatte. Odeur de la purée de légumes. Purée qui était ta fierté lorsque tu moulinais à tour de bras ce vieux pressoir en inox. Odeur du lait chaud qu'il fallait aller chercher à la ferme avec un petit pot. Odeurs de mes souliers neufs et de mon cartable, portés comme autant de trophées chaque rentrée de septembre. Odeur de ton cou lorsque j'y posais tendrement ma joue pour te faire un câlin ou un bisou-papillon.

Une vie simple, sans chichis ni fioritures. Une vie saine de petites gens de la campagne. Sonorités. Cocorico au lever du jour. Volets qui claquent avec le vent. Lattes du grenier qui grincent en pleine nuit et qui me font passer des heures blanches, la tête cachée sous mon lourd édredon de plumes. Bruit des tics tacs des réveils mécaniques, bien trop nombreux, qu'il fallait remonter le soir venu. Un comble pour cette maison où s'est figé le temps. Crépitements des bûches dans le vieux poêle Godin que tu tisonnais plusieurs fois par jour. Garder la flamme...
Bruit du ballon de foot qui tape si fort le bitume qu'il rend folle la voisine. Et nos cris enfantins qui sont autant de doigts d'honneur dressés à la solitude...

Les après-midi dînette où tu m'apprenais à être une vraie maîtresse de maison. Puisque savoir cuisiner c'est essentiel pour trouver un mari. Alors, je m'appliquais à concocter de bonnes salades composées de cailloux, de vers de terre et de pétales de pensées multicolores. Tu faisais mine d'adorer. Ne jamais faire de la peine à un enfant qui a cuisiné pour vous. Ne jamais briser ce sentiment de bonheur de sustenter celle qui vous donne la béquée depuis tant d'années.
Insouciance et petites joies passées, pourtant si présentes...

96 printemps et autant d'hivers. Les rosiers sont en fleurs et les fraises rougissent de plaisir. J'étouffe. Tu as perdu 20 kilos. La peau sur les os. Ta bonhomie d'antan n'est plus qu'un lointain souvenir.
Sur les murs, la photo de tes trois enfants, partis avant toi, et puis, la mienne. Je suis tout ce qui te reste et tu ne me reconnais plus. Pour toi, je n'ai plus d'âge. Je suis à la fois mère, tante, fille, petite-fille et étrangère.
Les ailes du moulin à paroles que tu étais ne tournent plus bien vite mais ton coeur, mais ton coeur, bat encore. Je me surprends à penser que sans cette pile qui métronome ta vie, tu ne serais plus là. Non, tu ne souffres pas. C'est déjà ça.

Viens petite mère courage. Viens, il fait soleil, viens allons jusqu'au bout du jardin. Tu claudiques sur le gazon et l'allée de pierres. Terre en jachère que tu aimais tant cultiver. Tu te places entre nous. Tu prends la main de celle qui partage ma vie puis, la mienne. Oui, je sais cuisiner. Non, je n'ai pas trouvé de mari. Regarde, j'ai une femme. On ne devient pas toujours ce que nos parents voudraient de nous.

Tu serres fort mes doigts tremblants. Tu balances tes bras flasques comme si tu avais cinq ans et qu'on t'amenait à l'école. Tout explose dans mes tempes. Je pleure sur ce que tu étais et que tu ne seras jamais plus.
La vie tourne en rond. 96 printemps et autant d'hivers. Ma grand-mère est redevenue une enfant. »


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30/07/2008

De l’espoir pour la maladie d’Alzheimer

Je viens d’entendre à la radio (RTL, le 30 juillet 2008) que des chercheurs écossais avaient mis au point un médicament afin de lutter contre la maladie d’Alzheimer. Ce médicament, encore en cours d’expérimentation, permettrait de détruire les noeux du cerveau qui provoquent la dégénérescence de ses cellules liées à la mémoire. Ainsi, la maladie serait stoppée dans plus de 80 % et n’évoluerait donc que très lentement. Ce médicament doit encore être testé sur des malades et pourrait être mis sur le marché, si tout se passe bien, dans quatre ans.

Quel espoir pour les nombreux malades Alzheimer ! Ces derniers sont de plus en plus nombreux. Avec le vieillissement de la population et un diagnostic de plus en plus précis, les malades sont mieux repérés et peuvent être ainsi pris en charge.

Il y a près de vingt ans, on connaissait très mal la maladie et on considérait que ceux qui en souffraient avaient de simples pertes de mémoire ou devenaient séniles avec l’âge. Je sais de quoi je parle, ma grand-mère a eu la maladie d’Alzheimer et nous ne nous en sommes rendus compte que très tard. Elle avait des pertes de mémoire, elle ne savait plus où elle avait rangé ses affaires, de petites choses qui, au début, ne nous inquiètaient pas beaucoup étant donné son âge. On se disait c’est la vieillesse. Mais, après elle a fini par mettre des robes à l’envers, ne plus savoir cuisiner. Là, on s’est très vite alarmé et elle est allée passer un scanner qui a diagnostiqué la maladie d’Alzheimer. Elle a suivi un traitement qui n’a pas ralenti la maladie. A la fin, elle ne savait plus rien faire et ne reconnaissait plus sa fille.

Finalement, si on avait parlé de la maladie comme on le fait maintenant, on aurait certainement remarqué tout de suite ce qu’elle avait et elle aurait pris un traitement plus tôt. Enfin, c’est comme çà.
Fort heureusement, à l’heure actuelle les malades semblent être pris en charge plus tôt. Ils peuvent suivre un traitement qui ralentit la maladie (qui évolue quand même très vite). Leur entourage peut être aidé et soulagé. Aide très précieuse quand on sait ce que peut engendrer la maladie d’Alzheimer comme difficultés sociales, familiales.

La coupure avec le monde extérieur se fait progressivement et inévitablement. Le malade d’Alzheimer éprouve de plus en plus de difficultés à communiquer. Son conjoint, s’il en a un, passe ses journées à le seconder, à le supporter et ce, dans les deux sens du terme. Il essaie de le soutenir et, dans le même temps, il lui arrive inévitablement de s’énerver contre lui parce que la situation (oublis, perte de mémoire, apathie, gestes répétitifs, style doigts qui se frottent, pied qui tape le sol à longueur de journée ou bouche en mouvement, etc.) finit par l’agacer.

Bien entendu, il existe des institutions, des lieux d’accueil, des centres spécialisés mais, malheureusement, ils sont réservés aux personnes qui ont les moyens d’y envoyer leurs malades. Encore une fois, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les retraites sont parfois quatre fois inférieures à ce que coûte un mois dans une maison médicalisée ! Que faire dans ce cas-là, attendre les aides du conseil général, attaquer les enfants pour qu’ils payent ou se débrouiller seul avec tout ce que cela engendre de difficultés, de surmenage, de fatigue physique et moral, d’enfermement, etc. ?

Certes, cette année a bien été lancé le « Plan Alzheimer 2008-2012 ». Au cours de ces cinq ans, les choses devraient évoluer favorablement, les malades d’Alzheimer et leur entourage devraient être mieux pris en charge, la recherche renforcée et le diagnostic plus aisément accessible. Encore faut-il que les crédits suivent (le financement n’est d’ailleurs pas abordé dans le rapport de la commission). Dans ces temps difficiles, je reste dubitative. En tout cas, le fait que des chercheurs aient trouvé un médicament qui semble très prometteur est une sacrée lueur d’espoir et augure, espérons-le, un avenir plus rose pour les malades et futurs malades d’Alzheimer.

Auteur : Katy Gawelik

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08/08/2007

Lettre d’amour posthume

Voici un extrait de « Paroles d’amour. Un siècle de lettres d’amour (1905-2005) », sous la direction de Jean-Pierre Guéno :

« C’est toi qui m’a fait signe. Tu m’as vu un peu perdue à l’entrée de cette grande salle à manger pleine d’étudiants inconnus ; tu m’as regardée et tu m’as fait signe de venir m’asseoir à côté de toi. Tu m’as choisie. J’avais vingt ans et je sortais d’un grand chagrin d’amour. Toi, tu renaissais après la Gestapo et la prison.

Janvier 1945 plein de douleur encore mais aussi de promesses… Tu m’as entraînée dans ton envie de vivre. Tu as creusé la trace et, sans m’en apercevoir, je t’ai suivi. Et oui, je t’ai rencontré de face ; nous nous sommes reconnus : moi avec mes exigences et mes révoltes, toi, les pieds bien plantés dans le sol. L’homme du quotidien, celui qui sait déjà que chaque jour doit peser son poids. Et nous avons marché ensemble pendant trente ans. Pendant ces trente années, moi aussi, j’ai eu l’occasion de te choisir une fois. Dans le trouble, dans le doute et l’espérance, malgré le courant qui m’entraînait, comme un noyé s’accroche à son radeau, je t’ai choisi et la mer s’est calmée. Joie de regarder nos enfants dormir avant d’aller nous coucher ; bonheur des nuits partagées, corps contre corps, chaleur et fraîcheur mélangées ; plaisir des caresses et des combats alternés ; plaisir du plaisir de l’autre ; désir qui submerge tout et laisse ensuite pantelants dans la confusion des corps et dans la communion des cœurs. Tout cela, nous l’avons connu avant de le perdre. Car tu t’es enfoncé peu à peu dans le marais boueux de la maladie. Et nos beaux mots d’amour secrets ont été remplacés par des barbarismes médicaux créés sur la place publique de l’hôpital : apraxique, aphasique…

De qui parle-t-on ici ? Mais rien n’a pu nous séparer. Nous étions cousus ensemble, à petits points et à points lancés ; et la couture a tenu bon. Douleur et tendresse, présence mystérieuse au cœur de la maison, jusqu’au bout tes yeux m’ont parlé. Et jusqu’au dernier jour, ton regard m’a fait signe. »


Lette posthume écrite par Denise à Bernard, décédé au terme d’une épouvantable maladie d’Alzheimer qui a duré six ans, Lyon 1992.


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