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23/05/2009

Les médicaments non-utilisés sont désormais incinérés, un moindre mal

Tout le monde a entendu parler de Cyclamed. A grands renforts d’affiches, de publicités, les Français étaient conviés, depuis 1994, à rapporter les médicaments non-utilisés ou périmés à leurs pharmaciens. Ces derniers devaient les trier pour, soit les envoyer à l’incinération, soit les remettre à des organismes chargés de les distribuer à des ONG installés dans les pays sous-développés. Croyant faire preuve de générosité et voulant protéger l’environnement, une grande partie des Français avaient intégré ce concept humanitaire en se précipitant chez leurs pharmaciens au lieu de jeter leurs boites de médicaments à la poubelle, geste très nocif pour l’environnement. Cyclamed faisait donc rimer humanitaire et écologie !

Qui pouvait contester un tel concept ?
A priori personne. Sauf que les choses ne se sont pas passées comme prévu. D’abord, certains pharmaciens, peu scrupuleux, ont eu la merveilleuse idée de revendre les médicaments rapportés par les Français. La fraude a d’ailleurs fait grand bruit et a soulevé un tollé général, en 2005. Ensuite, la même année, l’Inspection Général des Affaires Sociales (IGAS) a mis en avant des lacunes dans la distribution des médicaments recyclés dans les pays du Tiers-Monde : un grand nombre d’entre eux étaient inadaptés pour ces pays, beaucoup arrivaient en mauvais état et, pour couronner le tout, ils étaient souvent périmés ! Une série de lacunes qui pouvait avoir des conséquences graves sur ces populations pauvres.

Finalement, le système Cyclamed n’était pas aussi efficace que cela. Il a été obligé d’évoluer. Les pouvoirs publics s’en sont chargés. Dorénavant, suite à l’arrêté du 3 mars 2009 pris par le Ministère de l’Environnement, Cyclamed ne peut plus redistribuer les médicaments non-utilisés. Il peut seulement les faire incinérer dans des incinérateurs qui respectent les normes environnementales ou qui servent à produire de l’énergie. Cyclamed est désormais contrôlé et doit présenter des rapports réguliers justifiant de son activité.

L’incinération des médicaments est devenue le moindre mal. Elle est préférable à la mise à la poubelle dans la mesure où les médicaments non-utilisés pourraient se retrouver enfouies dans des décharges et contaminer le sol et les nappes phréatiques. Et, comme les Français sont parmi les plus grands consommateurs de médicaments au monde, le risque est énorme de dégrader l’environnement.

Toutefois, l’incinération ne résoudra pas tout. En effet, tous les médicaments non-utilisés et périmés ne sont pas rapportés dans les pharmacies. D’ailleurs, même si c’était le cas, un problème subsisterait encore : par nos déjections et notre urine, une bonne partie des médicaments que nous ingérons se retrouvent, au final, dans l’environnement et contaminent les cours d’eau. L’Afssa a tiré la sonnette d’alarme et a organisé un colloque le 1er octobre 2008 sur les résidus de médicaments dans l’eau. Ce colloque a mis en avant la gravité du problème. Cependant, il semble que des études scientifiques doivent être mises en œuvre pour évaluer plus précisément les risques sur l’environnement et sur l’homme. Toutefois, si l’Afssa s’en est mêlé et si les résidus des médicaments dans l’eau sont devenus un problème de santé publique, il paraît évident que leur impact sur la faune, la flore et l’homme est loin d’être anodin.

Malheureusement, les solutions pour contrecarrer ce phénomène semblent peu nombreuses. Une seule existe : ne plus consommer de médicaments. Mais, sommes-nous prêts à le faire et pouvons-nous le faire ? Cela semble difficile, voire utopiste. Peut-être qu’une simple réduction de la consommation est faisable, mais résoudra-t-elle le problème déjà bien inquiétant et alarmiste ?

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21/12/2008

Connaissez-vous les gras trans ?

Normalement, vous devriez connaître les gras trans car ils se trouvent partout dans notre alimentation. Vous avez déjà dû en consommer. Mais, à la fin de la lecture de cet article, vous n’en aurez certainement plus envie.

Déjà, le nom « gras trans » n’est pas très glamour, il est même assez repoussant. Cela donne vraiment l’impression que ce n’est pas quelque chose de très ragoûtant. Bon, d’abord, quand vous lisez « gras », votre cerveau est en alerte et dit tout de suite « mauvais pour la santé ! » s’il est consommé en grande quantité. Ensuite « trans » est, par exemple, le préfixe de trans-ition, trans-formation, trans-mutation, bref, des termes qui suggèrent qu’une chose, en l’occurrence ici la graisse, subit des séries de changements, de mutations afin d’aboutir à autre chose. Çà rappelle fortement la manipulation chimique. Et, ceci n’augure généralement rien de bon.

Et, vous trouverez ces mots « gras trans » encore plus repoussants quand je vous dirai exactement de quoi il s’agit.
Les gras trans ont pour origine l’hydrogénisation d’huiles végétales afin de les solidifier. Cela donne, entre autres, la fameuse margarine. Les graisses sont chauffées à très haute température et libèrent des acides gras trans. L’hydrogénisation partait d’un bon sentiment : le but principal des industriels était de pouvoir conserver plus longtemps les graisses. Elles permettent également de supporter de plus hautes températures de cuisson, ce que ne fait pas le beurre qui brûle vite.

Or, les chercheurs se sont rendus compte que les gras trans étaient mauvais pour la santé.
Ils provoquent des maladies cardio-vasculaires dans la mesure où ils diminuent le taux de bon cholestérol dans le sang et augmentent le taux de mauvais cholestérol.
Ils augmenteraient aussi le taux de diabète, l’obésité
Des chercheurs américains ont également découvert que les gras trans augmenteraient le risque d’avoir le cancer du côlon.
D’autres recherches ont montré que les gras trans augmenteraient les risques de cancer du sein. En France, les femmes qui en consomment beaucoup ont deux fois plus de risques de contracter ce cancer.

Le problème, c’est que l’on trouve ces gras trans partout dans les produits industriels que nous consommons régulièrement. Faciles d’utilisation, de longue conservation et peu cher, ils ont été forcément adoptés par les industriels. Peu d’aliments en réchappent. Ils n’ont pas seulement envahi les plats préparés. Ils sont présents aussi dans les confiseries, les pâtes à tartiner, les viennoiseries, les pâtisseries, les céréales, les biscuits, les pâtes à tarte, les chips, etc.

Pour les repérer dans les produits, lisez bien les étiquettes. Si vous voyez « huile végétale hydrogénée » ou « partiellement hydrogénée », c’est qu’ils contiennent des gras trans. Et plus, plus l’ingrédient se trouve en début de liste, plus ils en contiennent. Donc, plus vous devez les fuir. Privilégiez les produits où il est indiqué « huile végétale non hydrogéné ».

Je sais que ce n’est pas évident de les éviter car ils sont vraiment présents partout. Vous devez donc changer vos habitudes de consommation. Essayez de préparer vous-même le maximum de vos plats. Utilisez de l’huile d’olive ou de colza plutôt que de la margarine. Evitez le plus possible les fritures.

Les pouvoirs publics semblent s’intéresser de plus en plus au problème des gras trans.
La France semble faire partie du lot. L’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), en avril 2005, a recommandé de réduire d’1/3 la consommation des acides gras trans. Mais, il ne s’agit que d’une recommandation. Il suffit de regarder les produits vendus dans les supermarchés pour se rendre compte que les acides gras n‘ont pas disparus.
D’autres pays sont allés plus loin en interdisant les gras trans. Aux Etats-Unis, l’Etat de Californie a décidé de bannir les gras trans dans les restaurants de son territoire, en juillet 2008. Même chose à New-York, qui a étendu cette mesure aux pâtisseries.
Le Canada et le Danemark ont décidé d’interdire d’avoir plus de 2 % de gras trans dans un produit. Mais, ils ne les ont pas interdits totalement.

Donc, avant que leur disparition devienne effective, faites attention. Lisez bien les étiquettes des produits que vous achetez et évitez le plus possible de consommer des gras trans. Il en va de votre santé. Les industriels finiront peut-être par comprendre que les consommateurs n’en veulent plus. Ces derniers doivent être responsables et peut-être, je dis bien peut-être, que les choses changeront…

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