logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

18/03/2010

Pesticides et cancers, un lien avéré


 

« A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février, la Ligue contre le cancer a annoncé la découverte de l’existence d’un lien de causalité avéré entre l’exposition aux pesticides et l’origine de certains cancers chez les agriculteurs. » (extrait du Communiqué de presse publié le 3 février 2010).


Bien entendu, avant cela, tout le monde se doutait qu’il devait exister un lien entre pesticides et cancers. Depuis quelques années, le nombre de cancers, notamment lymphatiques, était en augmentation constante chez les agriculteurs qui, pour une grande majorité, pratiquent l’agriculture à grand renfort de pesticides.


Les lobbies agricoles notamment continuaient pourtant à se voiler la face et à prétendre que les pesticides sont inoffensifs et n’ont aucun impact néfaste sur la santé et l’environnement. Pourtant, maintenant grâce aux recherches de l’équipe du Dr Bertrand NADEL du Laboratoire Instabilité Génomique & Hémopathies Humaines du Centre d’Immunologie de Marseille Luminy (CIML), personne ne peut plus nier qu’il existe bien un lien entre pesticides et cancers. Ces recherches ont été faites dans le cadre de l’étude Agrican (Agriculture et pesticide).


Après une exposition prolongée aux pesticides, selon le communiqué de la Ligue contre le Cancer, « les agriculteurs exposés aux pesticides présentent des empreintes moléculaires de précurseurs tumoraux ». En d’autres termes, certains agriculteurs (de plus en plus nombreux), voient leur génome se modifier, ce qui entraîne le développement de cancers.


Je ne sais pas si certains ont vu le film de Jean-Paul Jaud, « Nos enfants nous accuseront », sorti en 2008 (il est sorti en DVD). Ce film montrait « l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique ». Le réalisateur filme une petite ville « agricole » du Gard, Barjac, où la municipalité a pris le problème des pesticides à bras le corps. Ayant constaté que de nombreux paysans et de nombreux enfants de sa commune étaient victimes de cancers (à plus grande échelle qu’ailleurs), elle a décidé de mettre en place une cantine bio et à faire se rencontrer les agriculteurs conventionnels et les agriculteurs bios afin de prouver qu’il est possible de produire de la nourriture différemment. Ce film, plein d’optimisme, montre que des solutions existent, encore faut-il les étendre au plan national.


C’est d’autant plus urgent que, maintenant, les agriculteurs, les pouvoirs publics, les citoyens ne peuvent plus dire que les pesticides n’ont aucune influence sur l’augmentation des cancers chez les agriculteurs. Des scientifiques ont apporté la preuve du lien entre les deux !


Maintenant que les preuves sont là, les pouvoirs publics devront se bouger pour exercer de la prévention, des dépistages précoces des cancers chez les agriculteurs et surtout pour inciter ces derniers à ne plus utiliser de pesticides. C’est le souhait du Grenelle de l’Environnement qui préconise leur diminution de 50 % d’ici 2018. Certes, c’est déjà un premier pas mais largement insuffisant. D’autant plus que certains lobbies agricoles mondiaux (Monsanto, par exemple) continueront de mettre au point de nouveaux pesticides, très lucratifs. Ils les présenteront comme totalement inoffensifs en s’appuyant sur des études pseudo-scientifiques. Et, dans quelques années, on constatera qu’ils sont à l’origine de pollutions et de maladies incurables.

Mais, bon, restons optimiste. Il se peut que l’on finisse par gagner…



N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com

02/11/2008

Faut-il avoir peur de la nourriture ?

Se nourrir est un acte que l’on effectue quotidiennement. C’est d’ailleurs vital pour notre santé. Depuis quelques années, l’obésité, les cancers, les maladies diverses et variées se multiplient dans le monde.
L’environnement, la pollution, les industries sont très certainement à l’origine de cette pandémie.
Mais, on oublie souvent que ce que l’on mange constitue une des causes principales de cette dernière. Réfléchissez un instant. Ne voyez-vous pas une certaine corrélation entre le changement de nos comportements alimentaires et la recrudescence des maladies précitées ? Depuis quelques années, le monde absorbe une nourriture « préfabriquée » de plus en plus industrielle, remplie de mauvais gras, de mauvais sucres. S’y ajoutent des fruits et des légumes, soit disant bons pour la santé, mais remplis de pesticides en tout genre.

A partir de là, faut-il avoir peur de la nourriture ?
Après avoir lu le livre de William Reymond, « TOXIC, obésité, malbouffe, maladies…enquête sur les vrais coupables » on ne peut répondre que oui. L’auteur s’est penché sur ce que nous mangeons au quotidien et les constats sont alarmants : on mange de plus en plus mal, ce qui engendre des risques immenses pour notre santé.
Les premiers fautifs dans cette affaire sont les industries agro-alimentaires qui, pour faire des bénéficies colossaux et pour vendre des produits à moindre coût, ce dont raffolent les consommateurs, mettent n’importe quoi dans leurs produits (des restes de carcasses d’animaux malades pour fabriquer des hamburgers, par exemple).
Autres fautifs, les agriculteurs qui, pour avoir des légumes soit disant sains et qui se gardent plus longtemps, les arrosent ou les saupoudrent de pesticides, d’herbicides, etc. qui se retrouvent automatiquement dans nos assiettes quand nous consommons ces fruits et légumes.
Derniers fautifs, les consommateurs. Sous prétexte qu’ils n’ont plus le temps de faire la cuisine, ils se ruent sur les plats préparés produits par nos fameuses industries agro-alimentaires citées précédemment ou dans des fast-food qui, pour vendre pas cher, vendent des hamburgers dont la fabrication laisse plus qu’à désirer. De même, comme la nourriture coûte cher, les consommateurs optent plutôt pour les produits bas de gamme, économiques certes mais bourrés de mauvaises choses.

Au milieu du livre de William Reymond, on découvre un album photo édifiant ! Voici quelques extraits tirés des commentaires de ces photos :

« Les Mythes : des enfants heureux… et une science « efficace » ?
Les enfants sont le cœur de cible de l’industrie agroalimentaire qui souhaite créer des clients fidèles avant l’âge de…2ans. D’où la démarche de Pepsi consistant à « sponsoriser » les biberons. […]
Le recyclage à des fins commerciales des restes de viande – des produits avariés aux cadavres de chiens et chats euthanasiés – est une des activités les plus secrètes de la profession. Pourquoi ? Parce que l’on retrouve ce mélange dans de nombreux produits quotidiens mais aussi dans l’alimentation du bétail élevé à la chaîne.

Le vrai visage de la pandémie : élevage intensif… et des pratiques barbares
La volonté d’une viande à bas prix a imposé des nouvelles conditions d’élevage. Une industrialisation à l’origine de changements dramatiques : ici le grain et les hormones remplacent l’herbe, là, les poulets entassés les uns sur les autres deviennent des porteurs de bactéries.[…]
L’élevage industriel s’accompagne de pratiques barbares afin d’éviter que le capital - les animaux – perde de sa valeur. Victime de l’entassement, le bétail développe ainsi des tendances agressives voire cannibales. Résultat ? Les producteurs arrachent – sans anesthésie bien sûr – les dents des cochons, tranchent le bec des poulets et les cornes des vaches.

Des méthodes toxiques.
La concentration de porc par milliers engendre un véritable problème sanitaire. Dans l’impossibilité de gérer les déchets de l’élevage industriel, les producteurs remplissent des « lagons » contenant un mélange hautement toxique d’excréments et de restes d’animaux qui, bien souvent, vient polluer notre environnement.
L’agriculture intensive utilise massivement les pesticides et les herbicides afin d’augmenter son rendement. Des produits toxiques que l’on retrouve non seulement dans l’environnement, mais également dans nos assiettes françaises. D’autant que l’Hexagone est le 3éme plus gros consommateur de pesticides au monde. »


D’ailleurs, à partir du moment où le consommateur continuera de penser que manger est un acte anodin, qu’il faut le faire parce qu’il faut bien se nourrir, il ne prendra pas conscience que sa vie dépend très largement de sa façon de se nourrir.
C’est pour cette raison que le livre de William Reymond est teinté, malgré le cri d’alarme qu’il lance, d’une lueur d’espoir. En effet, il appelle le consommateur à faire attention à ce qu’il mange : en privilégiant les produits biologiques, en n’hésitant pas à mettre le prix pour un produit bien fabriqué, en refusant d’acheter les produits industriels mauvais, ce qui forcera les industries à faire attention à leur contenu.
Mais, le consommateur ne peut agir seul, il faut que les gouvernements agissent et fassent de la nourriture saine et non toxique leurs priorités. Les consommateurs peuvent faire pression sur eux en dénonçant, rejetant ce que l’on nous propose dans nos assiettes.

Alors, relayons le livre Toxic de William Reymond, agissons et luttons pour vivre mieux dans l’avenir grâce à une nourriture meilleure afin que ne se reproduisent plus des cas comme celui de Kevin Kowalcyk, dont l’histoire tragique est racontée par l’auteur au début de son livre :
Kevin Kowalcyk est mort à 2 ans et 8 mois, après avoir, pendant 10 jours, atrocement souffert, victime de la bactérie E. Coli O157 : H7. Ses intestins étaient rongés par la gangrène, ses artères saturées, et cela à cause d’un hamburger !
Cette bactérie, comme le dit William Reymond, « est […] banale et proche de nous : c’est une bactérie vivant dans l’intestin des animaux. Et qui, parfois, se retrouve dans l’eau que nous buvons, la viande ou les crudités que nous mangeons.
Kevin Kowalcyk n’est pas un cas isolé. Sa mort, dans ces conditions insoutenables, n’est en rien le fruit de circonstances exceptionnelles.
Empoisonné par la viande hachée d’un hamburger, il est une victime de plus. Celle d’une guerre invisible où, de bactéries mortelles en épidémie d’obésité, de cancers en crises de diabète, un danger nous attend à chaque instant, bien caché au fond de nos assiettes.»


N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com et à télécharger les ouvrages et les audios gratuits.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique