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08/04/2010

Le mangoustan, encore un fruit aux propriétés extraordinaires ?

Le mangoustan est un petit fruit (de la taille d’une prune) arrondi, violet, composé d’une coque épaisse (comme la grenade) et d’un cœur blanc divisé en six quartiers, un peu comme une clémentine. Sa pulpe, l’arille, a un goût délicat et parfumé, un peu comme le litchi et la fraise. C’est le fruit du mangoustanier, originaire d’Asie du Sud-Est, nécessitant un climat chaud et humide. Il est aussi cultivé dans les Caraïbes. En Occident, le mangoustan est essentiellement consommé en jus, au goût à la fois acide et sucré. Il fait partie de la famille des compléments alimentaires qui pullulent dans les rayons des pharmacies ou des supermarchés.

La chair du mangoustan serait riche en vitamine C, en calcium, en glucides, en magnésium et en potassium. Mais, c’est sa coque qui contiendrait l’essentiel de ses bienfaits grâce aux xanthones (alpha-mangostin), de puissants antioxydants, aux vitamines, aux catéchines.

La médecine traditionnelle chinoise utilise depuis longtemps le mangoustan en son entier : ses feuilles, sa coque, le cœur de son bois, le fruit en lui-même. Il leur sert à soulager la diarrhée, les allergies, les infections, les inflammations, les problèmes de peau, les douleurs abdominales, la dépression, les troubles cardio-vasculaires, les cancers.

Les pays occidentaux s’y sont donc intéressés surtout pour ses antioxydants. et ont découvert que le fruit du mangoustan était un puissant antioxydant. Certains revendeurs le conseillent en cas de troubles de la pré-ménopause, d’incontinence, de douleurs, de Parkinson, de maladies d’Alzheimer, de champignons, de gencives douloureuses, de cataracte, de surpoids, de cholestérol, de diabète, etc.

Stop, n’en jetez plus. A en croire la publicité faite pour le mangoustan, ce serait un fruit miraculeux qui guérit pratiquement tout. Peut-être est-ce réellement le cas d’ailleurs… Mais, dans l’état des recherches actuelles, il est difficile de se montrer aussi enthousiaste.

Aucune étude scientifique sur l’homme n’est venue confirmer ou infirmer les propriétés du mangoustan. Seules des études en laboratoire existent mais elles demandent à être approfondies. Les premières constatations semblent toutefois prometteuses et c’est très bien, c’est une excellente nouvelle. Mais évitons de brûler les étapes et de faire du mangoustan un fruit miracle aux multiples vertus, surtout quand il s’agit de cancers ou de maladies cardio-vasculaires. Autre raison d’attendre avant de se précipiter sur le mangoustan : son prix élevé. On en trouve à près de 15 euros le litre. Ce prix élévé incite donc à se méfier et c’est dommage si vraiment ce fruit est aussi efficace qu’on le dit. Un prix plus raisonnable aurait pu permettre à un plus grand nombre de personnes de tester son efficacité.

 

 

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14/04/2009

Le schisandra, encore une plante miracle ?

Tous les jours, on découvre des plantes qui sont sensées nous apporter tous les bienfaits possibles. Aujourd’hui, je vais vous parler du schisandra. En fait, ce n’est nullement une plante que l’on vient de trouver. Elle est déjà utilisée depuis de très nombreuses années par la médecine traditionnelle chinoise et russe. En Chine, il est appelé « fruit au cinq saveurs » car il concentrerait les cinq saveurs : amer, sucré, salé, aigre, piquant.
Elle se présente, le plus souvent, sous la forme de baies séchées. A l’état naturel, ces fruits rouges sont issus de fleurs blanches qui poussent sur une liane qui s’enroule autour des arbres. Les lieux d’implantation se situent surtout en Chine, en Russie mais aussi en Corée et au Japon.

Des propriétés intéressantes :

Le schisandra contient des antioxydants et des agents anabolisants.
Les médecines traditionnelles chinoises et russes l’utilisent surtout contre la toux chronique, l’asthme, les diarrhées, les troubles respiratoires et hépatiques, les insomnies, l’impuissance, le stress, la fatigue, les troubles de l’humeur. Il protégerait le système immunitaire. Les athlètes l’utiliseraient pour augmenter leur vitalité et leur endurance. Ces dernières propriétés ne pouvaient que séduire les Occidentaux.

Où en est la recherche ? :

Des études ont été menées et il semblerait que, effectivement, le schisandra serait efficace pour soulager l’ensemble des maux cités précédemment. Néanmoins, les recherches n’en sont qu’à leurs balbutiements et ne sont souvent effectuées que in vitro ou sur les animaux. Certaines études sont faites sur des malades mais en très petits nombres et dans des pays, comme la Chine ou l’Arménie, qui ne semblent pas avoir les mêmes critiques qu’en Occident.
Toutefois, aucun avis négatif n’est venu interdire le schisandra.
Son efficacité est d’autant plus difficile à prouver que, dans la plupart des cas, le schisandra n’est jamais utilisé seul en médecine traditionnelle. Donc, rien ne prouve que c’est lui qui est à l’origine de l’amélioration des pathologies.

Effets indésirables et contre-indications :

Le schisandra peut couper l’appétit, produire des éruptions cutanées et provoquer des troubles de l’estomac.
Il est déconseillé de le prendre avec d’autres médicaments. Certains perdr aient de leur efficacité.

Que penser finalement du schisandra ?

Aucune étude scientifique n’a encore prouvé de manière certaine l’efficacité du schisandra. Toutefois, les médecines traditionnelles chinoises et russes l’utilisent depuis très longtemps, cela signifie donc qu’il semble avoir des effets positifs. Il est d’ailleurs de plus en plus recommandé dans certaines pathologies.
Néanmoins, si cela vous tente, il serait préférable de consulter votre médecin avant de l’utiliser.
Comme le schisandra est souvent préparé en Chine, les normes de fabrication ne sont pas forcément les mêmes qu’en Occident.
A noter qu’une thèse a été soutenue le 6 avril 2009, en France sur l’intérêt du schisandra pour la médecine occidentale, ce qui prouve l’intérêt qu’il suscite en Occident.



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24/05/2008

L’huile de Marula, un nouvel El Dorado ?

Le Marula est un arbre sauvage d’Afrique méridionale qui donne des amandes de couleur orange. Ces fruits sont très appréciés des éléphants (on surnomme même le Marula l’« Arbre à éléphants ») et des Africains qui utilisent la totalité du fruit : écorce, fruit, jus à des fins médicinales. Les graines du Marula sont également riches en huile par pression à froid.

Depuis quelques années, les Occidentaux s’y sont fortement intéressés et font appel à des producteurs locaux en Namibie pour leur fournir les fruits qui sont transformés ensuite en une huile végétale naturelle dont les propriétés semblent très nombreuses.

Elle renferme 4 fois plus de vitamine C que l’orange. Elle contient des antioxydants, des minéraux, des acides gras essentiels.
Elle est donc très appréciée des fabricants de cosmétiques en raison de ses propriétés très hydratantes et de ses effets cicatrisants. Elle nourrie la peau et les cheveux, même ceux des bébés.
Elle peut être également consommée car elle possède une grande valeur nutritionnelle.

Les producteurs de cosmétiques bio ou naturels occidentaux ont, bien entendu, flairé la manne que pouvait leur apporter le Marula. A priori, ils semblent faire preuve d’un humanisme, d’un paternalisme certain en demandant aux Namibiennes de cueillir et de décortiquer les amandes du Marula et de les leur vendre.
Cela leur fournit un revenu qui leur permet de faire vivre leur famille. Mais, derrière tout ceci, ne se cache-t-il pas une volonté d’exploiter ces femmes qui sont prêtes à tout pour pouvoir gagner un peu d’argent ? Hé oui, ce qu’elles gagnent c’est bien peu par rapport au prix que coûtent l’huile de Marula en Occident et les cosmétiques de grandes marques (qui surfent sur le bio) qui en contiennent.
Cet arbre ne poussant qu’à l’état sauvage, il ne peut pas être cultivé. C’est pour cette raison que les produits qui en découlent sont rares et chers.

En 2004, cela semblait être un moyen de s’en sortir pour les Namibiennes :

« Grâce à la formation, le projet a renforcé les compétences des femmes locales dans la récolte et le traitement des fruits. "Avant, nous les mangions seulement frais et jetions les pépins", se rappelle Dorothée Manyemo-Maluta, chef d'un groupe de femmes à Kasheshe, près de Katima, dans la région de Caprivi. "Maintenant, grâce à la formation que j'ai reçue et au voyage d'étude que j'ai fait l'an dernier au Malawi où d'autres femmes m'ont enseigné, je peux faire du jus, de la confiture ou des boissons avec le marula", dit-elle. "Je peux même faire un gateau d'eembe et de marula pour mes enfants." » (Extrait du blog Actu’Nature, archive du 1 juillet 2004 : « Namibie: la culture d'arbres indigènes porte ses fruits »)


En fait, l’huile de Marula est un produit très intéressant, aux propriétés réelles et prouvées, mais son mode de production semble poser quelques problèmes pour les populations locales africaines, qui sont exploitées par les grands groupes de cosmétiques qui leur en demandent de plus en plus. Mais, ces femmes sont tellement pauvres qu’elles préfèrent gagner un peu d’argent plutôt que de dénoncer leurs conditions de « travail ».


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