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20/09/2011

TRY ou comment protéger la biodiversité

Aujourd’hui, je vais vous parler de TRY, qui est la plus grande base de données du monde sur les caractéristiques ou les traits fonctionnels des plantes.

TRY a demandé 4 ans de travail. Il est le résultat de la compilation de 93 bases de données, comprenant 3 millions de données concernant 69 000 des 300 000 espèces de plantes existantes.

TRY est le fruit d’une collaboration internationale entre 106 laboratoires de recherche, dont le CNRS français.

TRY classe les plantes en 52 groupes

Dorénavant, les traits fonctionnels des plantes sont classés en 52 groupes.

Sont pris en compte : la hauteur et la longévité de la plante, la taille de la graine, le contenu en azote de la feuille ou la porosité du bois.

TRY donne une autre vision des plantes

Pour protéger la biodiversité, il faut connaître plus précisément les plantes.

Jusqu’à maintenant, les plantes étaient classées en grands types, comme par exemple, les arbres à feuilles caduques et les arbres à feuilles persistantes. Mais, les chercheurs se sont rendu compte que ce classement n’était pas assez précis. Au sein de chaque type, les caractéristiques des plantes varient considérablement, en fonction du terrain ou du climat.

Selon le milieu où elles poussent, elles mettent en œuvre des moyens différents pour atteindre la lumière, l’eau et les éléments nutritifs du sol. Elles devront, par exemple, grandir davantage si elles poussent en forêts tropicales ou avoir de plus grandes racines si elles poussent dans un sol pauvre.

Et, si elles viennent à disparaître, cela aura une influence sur la chaîne alimentaire. Les animaux ne pourront plus s’en nourrir.

Et, si elles viennent à se raréfier, l’environnement et le climat seront perturbés. Les échanges entre le sol et l’atmosphère effectués par les plantes, seront troublés.

TRY révolutionne la biodiversité mondiale

TRY sert surtout à connaître et à protéger la biodiversité.

TRY permet :

- de déterminer l’influence des végétaux sur les cycles de l’eau et du carbone

- d’avoir une vue plus précise et plus réelle de la biodiversité mondiale

- de connaître l’influence des plantes sur l’écosystème

TRY permettra :

- de se rendre compte des changements climatiques. En fonction des changements des traits fonctionnels des plantes, on verra si le climat est en train de changer

- de protéger la biodiversité mondiale, nécessaire à la préservation de l’espèce animale

- d’agir pour faire en sorte de protéger plus efficacement la Planète.

TRY n’en est qu’à ses débuts. Il risque de bouleverser complètement notre vision de la Terre et de la biodiversité dans les années à venir, d’autant plus qu’il ne cessera de grandir par l’apport de nouvelles données.

 

 

Vous vous intéressez au jardinage, à l'écologie et à la nature ? Alors n'hésitez pas à visiter le site Ecolo-bio-nature http://www.ecolo-bio-nature.com

23/10/2010

Biodiversité, une fin inéluctable ?

Régulièrement, les scientifiques, les écologistes, les Etats nous mettent en garde contre la disparition de la biodiversité dans le monde. Des sommets mondiaux sont organisés mais rien ne bouge ! La faune et la flore continuent à disparaître, des espèces sur terre et dans l’eau sont menacées… Et tout ça, à cause de qui ? A cause de l’Homme, le plus grand dévastateur que l’Humanité ait connu. Que peut-on faire ? Qui a le pouvoir de changer les choses ?

 

La biodiversité, c’est quoi ?

 

Le terme « biodiversité » est apparu dans les années 80. Il a été officialisé lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.

La biodiversité est composée de deux termes : « bio » et « diversité ». Selon le Larousse, c’est « la diversité des espèces vivantes et de leurs caractères génétiques ». Pour les écologistes, les protecteurs de notre Planète, c’est un peu plus que cela. Cela désigne aussi le milieu vivant où évoluent ces différentes espèces (animale et végétale), les interactions qui existent, d’une part, entre elles et, d’autre part, entre elles et leurs milieux de vie.

La définition est très large. Cela signifie donc que si une espèce est menacée, elle peut entraîner la disparition d’une autre espèce et de son milieu de vie. De la même manière, si une espèce, prenons l’exemple de l’Homme (qui fait partie de la biodiversité), prenait la fâcheuse habitude de détruire des espèces, cela pourrait entraîner un dérèglement de la Terre, par un effet domino.

 

L’Homme, le plus grand destructeur de la biodiversité

 

Tiens, tiens, n’est-ce pas précisément cela que le Monde est en train de vivre actuellement ?

L’Homme n’est-il pas en train de détruire la Planète petit à petit. Il utilise des moyens divers et variés. Il fait preuve d’une grande imagination.

Prenons quelques exemples.

La pêche : l’outrance, le cyanure, les filets dérivants, la pollution (plastiques, pétrole et autres), etc. ont fait disparaître des tas d’espèces de poisson, des algues, des coraux, des planctons, etc. qui servaient à d’autres espèces de nourriture ou de lieu de vie.

L’agriculture : la destruction de la Forêt Amazonienne ou l’incendie volontaire de la forêt primaire de la Réunion ou d’autres forêts où vivent les orang-outans, les koalas ou des tonnes d’autres espèces déjà menacées, pour produire du soja ou de l’huile de palme à grand renfort de pesticides, font que des espèces animales et végétales souvent endémiques disparaissent chaque jour. N’oublions pas que dans ces forêts primaires, on trouve quantité de plantes très utiles en pharmacologie, dont l’étude permet et permettra encore de sauver des vies humaines. Plus près de nous, en Europe et même en France, l’utilisation des pesticides et des engrais entraînent l’appauvrissement de nos sols du fait de la disparition des vers de terre notamment, ainsi que la disparition des abeilles utiles à la pollinisation.

L’élevage : des forêts sont détruites pour permettre l’élevage intensif de bœufs, comme au Brésil.

La pollution : industries, transports entraînent pollution et dérèglement climatique.

 

Voici quelques petits exemples de ce que fait l’Homme, chaque jour, pour faire disparaître la biodiversité.

 

Peut-on encore réagir ?

 

Des Sommets mondiaux depuis Rio de Janeiro en 1992 jusqu’à celui de Nagoya qui a lieu en ce moment même, réunissant plus de 190 pays sont organisés régulièrement. On y tire la sonnette d’alarme : « c’est grave ce qui arrive », « la biodiversité est menacée », « des espèces disparaissent continuellement », etc.

Oui, et alors ? Certaines actions sont menées dans quelques pays, mais je remarque que des espèces sont toujours menacées et continuent à disparaître. Les pouvoirs publics ne sont pas encore prêts à s’investir totalement. Prenons l’exemple assez frappant du Président de la République Monsieur Nicolas Sarkozy. Au moment même où s’ouvre la Conférence de Nagoya, il est à Deauville pour un Sommet sur la sécurité. On voit bien que sa priorité n’est pas la biodiversité…

Les Etats sont encore trop frileux. Les lobbies industriels sont trop forts pour que les choses changent réellement. Les Gouvernements se donnent bonne conscience en participant à ces sommets, disent qu’ils vont faire quelque chose mais, au final, ils se trouvent toujours des excuses pour renoncer ou freiner leurs ardeurs.

 

Tant que l’Homme se croira le plus fort et au sommet de toutes les espèces, la biodiversité a du souci à se faire ! Mais, n’oublions pas que l’Homme n’est qu’une espèce parmi des tas d’autres de la biodiversité… et qu’à force de jouer les apprentis sorciers, il peut disparaître comme les autres espèces.

 

N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com

05/01/2009

Etes-vous slow-food ou fast-food ?

Tout le monde connaît les fast-food, ces endroits où vous allez pour manger rapidement. Il vous suffit d’y entrer, de commander et d’aller vous asseoir pour manger votre hamburger et vos frites. Si vous ne devez pas faire la queue, manger ne vous prendra que 10 minutes ! C’est bien pour les gens pressés. Mais, les principaux inconvénients de ce genre de lieux, ce sont les repas pas très équilibrés que l’on y mange et justement le fait que vous mangez en vous pressant, sans prendre le temps de vous poser.

Or, pour moi, comme pour beaucoup d’autres, je l’espère, le repas est un moment important et une façon de se retrouver en couple ou en famille. Je pense d’ailleurs que vous avez déjà remarqué, au fil de mes articles et de mes livres, que j’accordais une grande importance à la nourriture et à la cuisine. Je ne m’imagine pas manger constamment sur le pouce, ne prenant même pas la peine de m’asseoir. Pour moi, le déjeuner ou le dîner sont un peu des sortes de rituels qui nécessitent de prendre du temps.
Comme vous pouvez le constater, je serai plutôt une adepte du slow-food. Ce terme, je ne l’ai pas inventé. Il a été créé justement pour faire une opposition au fast-food. Pour ceux qui ne connaissent pas, « slow » signifie « doucement ».

Le slow-food est devenu un concept à la mode. Il a été crée par l’Italien Carlo Petrini en 1986. Peu à peu, il s’est développé dans le monde entier et le mouvement slow-food s’est rapidement internationalisé. Il compte à ce jour plus de 82000 adhérents. Son symbole est, fort judicieusement, l’escargot. Selon l’Association Slow-food France, le slow-food « s’oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ». Il préconise la consommation des produits locaux (en les classant dans une base de données de produits locaux de qualité), la simplicité et la redécouverte du goût des aliments. Il encourage les agriculteurs à produire des aliments (végétaux et animaux) de bonne qualité, en préservant au maximum l’environnement (il rejette la culture intensive et nocive) et en respectant la biodiversité (des prix sont décernés chaque année pour récompenser dans le monde ceux qui œuvre dans ce sens). S’y ajoute, bien entendu, le désir de faire redécouvrir le plaisir de manger, de retrouver la convivialité des bons repas. C’est une combinaison assez intéressante et qui ne peut que séduire un grand nombre d’individus.

Le Mouvement Slow-food organise régulièrement des événements, des manifestations, des dégustations mettant en avant la gastronomie, les produits locaux. Se sont également ouverts des restaurants slow-food un peu partout dans le monde et en France. Une université des sciences de la gastronomie a même été créée, en 2004, en Italie pour former de futurs spécialistes du goût et de la biodiversité.

Je sais que certaines personnes, notamment les jeunes (que je ne mets pas tous dans le même sac), sont réfractaires à ce genre de discours et préfèrent continuer à aller au fast-food ou au kebab. Mais, comme pour tout, c’est une question d’éducation. A partir du moment où les enfants (même certains adultes) apprendront à retrouver le goût des aliments, de bons aliments sains et équilibrés, ils se dirigeront inévitablement vers le slow-food car ils prendront réellement du plaisir à manger.

Je suis allée voir récemment le film « Nos enfants nous accuseront » et, à travers l’exemple de la cantine bio ouverte dans la commune de Barjac, prise en exemple, on peut voir que les enfants, d’abord réticents à manger certains légumes et fruits, finissent par les apprécier. Il faut dire que leur qualité était excellente, que le cuisinier prenait soin de les cuisiner en les rendant « attirants ».

Aujourd’hui, le slow-food est devenu un véritable business. Beaucoup de restaurants se revendiquent de ce mouvement. Espérons qu’ils le font parce qu’ils sont convaincus qu’ils peuvent être utiles à la gastronomie et qu’ils ont envie de protéger l’environnement et la biodiversité et non pour être simplement à la mode. Là, je joue les mauvaises langues.

En tout cas, je suis tout à fait d’accord avec la philosophie slow-food. Je la pratiquais déjà avant de la connaître. Prenez le temps de manger, de bien manger et vous vivrez un des grands bonheurs et des grands plaisirs de la vie qui à l’extrême avantage de se pratiquer tous les jours et même plusieurs fois par jour.


N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com et à télécharger les ouvrages et les audios gratuits.

 
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