logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

19/07/2011

Auroville, une cité pas comme les autres

Auroville est une cité idéale expérimentale, créée en 1968, dans le Sud de l’Inde, à 10 km au nord de Pondichéry.

 

Le but des créateurs d’Auroville est de faire vivre l’Humanité avec un grand « H », en parfaite harmonie entre eux et avec la nature.

Ses habitants sont issus de tous les pays (45), de toutes les classes sociales et de toutes les tranches d’âge.

 

Les Aurovilliens doivent, non seulement cohabiter dans la paix et dans l’unité, mais ils doivent aussi adopter un mode de vie durable.

 

Pour ce faire, la cité est composée de différentes zones circulaires :

- au centre, l’Aire de la Paix comprenant un lac est assimilable à une sorte de lieu de sérénité propice aux rencontres

- le deuxième cercle est divisé en : Zone industrielle destinée à la petite industrie et à l’artisanat afin de permettre à Auroville d’être auto-suffisante, Zone résidentielle composée de lieux d’habitation et d’espaces verts, Zone Internationale permettant à chaque nation de cohabiter et de mettre en avant leur propre culture afin de la partager plus facilement, Zone Culturelle pour l’expression artistique

- le troisième cercle est composé de la Zone verte. Elle ceinture la Cité afin de la protéger du développement urbain extérieur. C’est, en quelque sorte, le garde-manger et le supermarché des Aurovilliens : fermes, forêts pour le bois, animaux, etc. y sont présents.

 

Auroville n’est pas encore terminée, elle est en cours de construction. Prévue pour 50 000 habitants, elle en accueille un peu plus de 2 000. Pour être résident, il faut être motivé, passer un entretien, habiter 3 mois avant de prétendre à intégrer la communauté et obtenir un Visa d’entrée. Une fois entré, vous devez travailler (sans percevoir de salaire) et participer aux activités d’Auroville, afin d’enrichir et de faire croître la communauté.

 

Les maîtres mots d’Auroville sont unité, entraide, solidarité, bien-être, harmonie, éducation, etc., des notions qui semblent assez utopistes dans le monde moderne actuel, mais qui semble fonctionner dans cet endroit idyllique, au fin fond de l’Inde.

 

N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com

23/06/2008

Sœur Emmanuelle, une humaniste avant tout

medium_soeur_emmanuelle.png

Soeur Emmanuelle - Image RTL



Qui ne connaît pas Sœur Emmanuelle ?
Que l’on soit catholique ou non, tout le monde la connaît. C’est justement sa force : elle sait, grâce à un franc-parler et sans forcément évoquer son Dieu, captiver l’attention et faire passer son message de générosité et d’humanisme.
Ce petit bout de femme est respecté de tous, des pauvres comme des grands de ce monde. Elle était très proche de l’abbé Pierre, notamment.

Sœur Emmanuelle, de son « vrai » nom Madeleine Cinquin, est née à Bruxelles le 16 novembre 1908. Eh oui, elle va prochainement fêter ses 100 ans !
Son enfance qui se déroule entre Paris, Londres et Bruxelles est marquée par le choc de la mort de son père qu’elle a vu se noyer quand elle n’avait que 6 ans. Toutefois, ses années de jeunesse se déroulent paisiblement comme toutes les jeune filles de son époque avec les sorties et la danse. Elle fait des études de sciences philosophiques et religieuses avant de prononcer ses vœux dans la Congrégation Notre Dame de Sion. Elle voulait consacrer sa vie aux enfants. C’est là qu’elle devient Sœur Emmanuelle.

Elle se destine à l’enseignement des Lettres. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs en Tunisie, en Turquie et en Egypte. Elle exercera ce professorat jusqu’à sa retraite à l’âge de 62 ans. Durant toutes ces années, dans ces pays où la pauvreté est terrible, elle prend le parti de sensibiliser ses élèves plutôt aisées, au sort des milliers d’enfants qui vivent dans un total dénuement, sans nourriture, sans soin, sans école.

C’est là que commence sa vocation : venir en aide aux exclus. Elle s’y consacrera vraiment totalement à l’âge de sa retraite, à 63 ans. En 1971, elle s’installe avec les chiffonniers du Caire, les plus pauvres des pauvres qui vivent des ordures, dans des bidonvilles. Elle améliore leurs conditions de vie en créant des dispensaires, des écoles, des jardins d’enfants. Pour y parvenir et récolter des dons indispensables à la pérennité de son action, elle crée l’Asmae-Association Sœur Emmanuelle, en 1980. C’est une ONG apolitique et non-confessionnelle. Ce dernier point montre bien que Sœur Emmanuelle est ouverte au monde et n’a pas pour vocation d’évangéliser les gens.

L’autre élément essentiel de son association est le refus de tout assistanat. Ce qui compte avant tout c’est aider les plus démunis à s’en sortir avec les moyens du bord. Sont mis en place des partenariats locaux dans le but d’acquérir le plus rapidement possible une autonomie.
Ces préceptes de générosité et d’humanisme marchent puisque son association est présente dans de très nombreux pays.

Sœur Emmanuelle a donc pu passer le relais sans problème en 1993. Rappelée par sa Supérieure en France, elle y a pris sa retraite « définitive ». Toutefois, l’inaction n’étant pas son fort, elle continue de se battre pour la solidarité, en écrivant des livres, en faisant des conférences pour sensibiliser les gens à la solidarité, en rencontrant les jeunes dans les écoles. Ponctuellement, elle intervient pour venir en aide aux plus démunis. Ainsi, à l’âge de 93 ans, elle soutient des SDF, en majorité algériens, près de Fréjus. En récompense de toute son action, lui est remis la Légion d’Honneur le 1er janvier 2002. Aujourd’hui, elle vit dans le Var, dans une maison de retraite pour Sœurs âgées et doit se déplacer dans un fauteuil roulant.

Régulièrement, elle participe à des émissions télévisées ou radiophoniques. Il faut dire que c’est une « bonne cliente », si l’on veut utiliser le jargon audio-visuel. Chacune de ses interventions marque les esprits.
Sœur Emmanuelle est tellement généreuse, tellement enthousiaste dans ses propos et dans ses gestes qu’elle rendrait optimiste le plus pessimiste d’entre nous. On peut presque dire que l’on boit ses paroles.

Ses positions, bien tranchées mais toujours empreintes de générosité, choquent parfois les milieux catholiques. Elle est favorable à la contraception, après avoir vu les ravages de la surnatalité dans les populations les plus pauvres. Elle n’a pas réussi à convertir le Pape dans ce domaine. Certains lui reprochent son franc-parler et son tutoiement facile. Ils préféreraient la voir prier. Mais, Sœur Emmanuelle a toujours soutenu que la chrétienté ne pouvait se vivre que dans l’action.

Elle a donc agi et s’est indignée toute sa vie et continue toujours de le faire même à 99 ans. Elle emploie d’ailleurs un mot arabe pour désigner son action et sa détermination : « yalla ! », qui signifie « va de l’avant ! ».

Dans une de ses dernières interviews, données à Marc-Olivier Fogiel pour RTL, le jour de ses 99 ans, elle est toujours aussi enthousiaste et enjouée. Elle continue à se battre et à s’indigner pour les plus pauvres. Elle n’a qu’un regret : ne pouvoir agir comme avant. Elle dit se moquer de savoir si elle fêtera ses 100 ans car ce qui compte pour elle c’est que les gens continuent à faire des dons à son association.

Générosité, enthousiasme, indignation, humanité, action, c’est cela Sœur Emmanuelle.



N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com et à télécharger les ouvrages et les audios gratuits.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique