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04/03/2010

Employez les bons mots pour éviter les maux.

Quel superbe titre, vous ne trouvez pas ? Quel beau jeu de mot.

Malheureusement, l’utilisation des mots n’est pas toujours un jeu. Il peut arriver qu’un mauvais usage des mots ait des conséquences fâcheuses.

Parfois, les gens ne font pas très attention à ce qu’ils disent. Certains mots peuvent blesser, sans même que votre interlocuteur ne s’en rende compte. Récemment, on m’a dit : « Qu’est que tu as grossi depuis que je ne t’ai vue ! ». Heureusement que je m’en étais rendue compte avant, sinon cela aurait pu me plomber le moral pour un bon bout de temps.

Les enfants sont souvent les victimes de mots blessants, voire humiliants. Quand vous êtes petit et que votre père vous rabâche à longueur de journée que vous êtes nul, que vous n’êtes bon à rien, à moins d’avoir une force de caractère exceptionnelle, je ne suis pas certaine que cela vous motive et vous rende plus fort. Au contraire, vous perdrez confiance en vous et vous aurez une mauvaise image de vous. Certes, là, c’est un exemple assez extrême. Quoique… il existe bel et bien des parents qui agissent ainsi et qui pensent que c’est une bonne manière d’éduquer son enfant. Pas sûr que l’enfant se construise mieux avec cette méthode…

Sans aller aussi loin, de petites phrases, qui paraissent banales au premier abord, peuvent provoquer des dégâts importants chez l’enfant. Par exemple, en disant : « Prends exemple sur ta sœur, elle travaille mieux que toi » ou « Tu devrais manger un peu moins parce que tu vas finir par ressembler à tante Agathe » ou « Tu es bien de la famille de ton père, tu as leur nez », etc., vous pouvez le complexer sans même que vous vous en rendiez compte. En effet, ces phrases sont anodines, prononcées parfois sur le ton de l’humour ou pensant donner un conseil judicieux. Mais, ce n’est pas si évident que cela. Certains enfants, peut-être plus fragiles que d’autres, peuvent prendre çà comme un reproche, comme une critique et souffrir profondément. Dans les cas extrêmes, cela peut conduire à l’anorexie, à la dévaluation de soi ou à un complexe physique.

Certains des mots que nous prononçons peuvent avoir une incidence sur nous-mêmes. Hé oui, ils nous arrivent de nous parler à nous-mêmes. Et, c’est rarement, pour dire « Ho, qu’est-ce que je suis beau, qu’est-ce que je suis intelligent, qu’est-ce que je suis parfait ! ». Bon, c’est vrai, il existe des individus qui le font mais ils sont très rares. Non, généralement, ce que l’on se dit de nous, c’est du genre : « je suis trop gros, je suis nul, je n’arriverai jamais à rien, je ne rencontrerai jamais personne, je ne sais rien faire de bien, etc. », j’en passe et des meilleures.

Or, ces mots que tout le monde prononce ou a prononcé au moins une fois dans sa vie, peuvent avoir des répercussions fâcheuses. Ils peuvent entraîner une dévalorisation, un manque de confiance en soi, de motivation. Pourtant, on continue tous à se les prononcer, presque machinalement, parfois par habitude. Mais, on ne se rend pas compte du mal que cela peut nous faire. Certes, il peut arriver que l’on ait effectivement des difficultés à faire un travail, que l’on agisse mal parfois, que l’on ait quelques défauts. Mais, au lieu de pointer le doigt dessus sans arrêt, ne vaut-il pas mieux chercher un moyen d’y remédier ? Rabâcher toujours les mêmes phrases blessantes ne sert à rien, ne fera que nous enfoncer davantage.

Parfois, il suffira que l’on se force à dire régulièrement, tous les matins pourquoi pas, « je suis intelligente, je suis bien dans ma peau, je suis motivée, etc. » pour que vous vous sentiez tout de suite mieux. C’est la fameuse méthode Coué. Vous reprendrez ainsi confiance en vous, vous serez plus motivé et vous affronterez la vie avec force et énergie.

Alors, dorénavant, faites très attention à ce que vous dites aux autres et aussi à vous-mêmes. Vous ne blesserez personne et vous vous en porterez que mieux. « Tourner 7 fois la langue dans sa bouche » n’est pas un dicton si nul que çà.

Méditez cette pensée de Monique de Gramont (écrivain québécoise): « Les mots peuvent assassiner tout autant que les armes ».

 

N'hésitez pas à visiter le site Katisa Editions http://www.katisa-editions.com et à télécharger les ouvrages et les audios gratuits.

14/01/2008

Emile Coué : le père de l’autosuggestion

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Emile Coué
(Source : Wikipédia)





Vous avez certainement entendu parler de la Méthode Coué, dont Dany Boon a fait un sketch hilarant : « Je vais bien, tout va bien ! ». En fait, cette méthode prône que si on se persuade que l’on est heureux, on sera heureux.

Elle a été inventée, précisément, par Emile Coué. Il est né à Troyes en 1857. Issu d’une famille modeste, il n’a pas les moyens de suivre de longues études. Sa volonté de devenir chimiste est ainsi contrariée. Toutefois, grâce à un pharmacien de Troyes, il est embauché comme commis et reste proche de la chimie. Il obtient son diplôme de pharmacien en 1882 et s’associe pour reprendre une pharmacie à Troyes.

Progressivement, il élabore sa Méthode dans sa pharmacie, prenant très vite conscience qu’il peut avoir une influence sur la guérison de ses clients. Il développe ainsi le principe de l’autosuggestion avant de s’intéresser à l’auto-hypnose. A partir de 1910, il s’installe à Nancy et y donne des consultations gratuites.
Ses travaux restent confidentiels au début mais Charles Baudouin (étudiant en philosophie), ayant entendu parler de lui, va devenir son premier disciple et il va surtout le faire connaître dans le monde entier grâce à la publication de sa thèse.
A partir de ce moment-là, Emile Coué fera des conférences un peu partout, notamment aux Etats-Unis, en Allemagne et en Russie. Il y connaît un succès important, amenant à Nancy de nombreux clients étrangers.
Toutefois, il sera très vite taxé de charlatanisme et il préférera « se faire oublier » en voyageant aux Etats-Unis, en 1923, où la foule l’attendra avec enthousiasme.
Il sera surtout reconnu aux Etats-Unis et en Allemagne, la France ne le reconnaîtra jamais à sa juste valeur.

Grâce à ses travaux, Emile Coué est à l’origine de la pensée positive, de la visualisation, de la sophrologie, etc.
Il a mis en lumière le fait que l’individu dispose d’un conscient et d’un subconscient, qu’il peut influencer son subconscient grâce à l’imagination, la visualisation. Cette influence peut avoir un effet négatif mais aussi positif : si l’on veut quelque chose, il suffit de se l’imaginer. Ainsi, quand on est malade, il suffit de penser à la guérison pour y parvenir.
Au départ sa Méthode n’avait pour but que de rendre les médicaments plus efficaces.
Il est aussi le premier à avoir eu l’idée d’utiliser un placebo pour guérir un patient.

Juste avant sa mort, en 1926 à Nancy, il publie « La Maîtrise de Soi-Même par l’autosuggestion consciente », dont le leitmotiv est le suivant : « Ce n’est pas la volonté qui nous fait agir, mais l’imagination ». Puis, après sa mort, sa Méthode périclite et finit par ne plus être suivie.

Il faudra attendre l’essor du développement personnel, notamment aux Etats-Unis, pour la remettre au goût du jour, en la mariant avec les nouvelles idées de l’époque.
Ainsi, une sorte de nouvelle Méthode Coué apparaît, qui précise que les personnes ont la faculté de s’auto-persuader ou s’auto-suggérer qu’elles sont capables d’apprendre, de comprendre et de faire tout ce qu’elles désirent ; et qu’il suffit de s’imaginer ou de se visualiser en train de le faire.

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